Et si on faisait du glacenyoning

Le froid est revenu dans nos contrées et la glace aussi, ça faisait quelques temps qu’on avait plus sorti les piolets qui rouillaient gentiment dans leur caisse. J’avais même pensé à revendre ce matos d’un autre temps vu qu’il ferait dorénavant toujours beau et chaud.

Mais non, une goutte froide, des températures sous les -10°c et l’eau se transforme en structures glacées éphémères, ravivant l’idée que grimper sur un truc tout froid c’est sympa aussi.
cascade glace garreton Malgré le fait que la plupart de mes contacts m’aient proposé des dizaines de fois d’aller grimper, ce dimanche j’étais seul et heureusement Thibaud aussi, on a partagé quelques moments en montagne déjà et ça me fait vraiment plaisir de le retrouver pour cette belle journée à l’ombre du val d’Entraunes. cascade glace garreton

cascade glace garreton cascade glace garreton

On a regardé quelques descentes différentes avant de jeter notre dévolu sur la cascade de Garetton, aussi appelée « lampe d’alladin ». Un grade 3 rarement en condition à cause du gros débit habituel de ce vallon. Il est d’ailleurs original d’avoir le droit de parcourir cette cascade à la montée en gore tex et piolet mais de ne pas pouvoir la parcourir à la descente avec une néoprène, la logique surement.

cascade glace garreton Deux jolies longueurs dans une glace bien travaillée mais aux ancrages étranges nous occuperont ce jour là. Première longueur on attaque rive gauche donc main droite, celle où le pouce est à gauche si vous suivez bien. malgré les grosses marches partout, ni Thibaud ni moi ne sommes rassurés sur nos ancrages de piolets ou de crampons. En effet la glace est très aérée, les piolets s’enfoncent facilement mais bougent malgré tout. Puis ça fait deux ou trois ans qu’on ne touche plus l’élément glacé aussi, on manque peut être de sensation. La fin de la première longueur mouille pas mal et on se réchauffe bien au relais à brasser une corde totalement gelée par les embruns de la cascade avant la longueur suivante. La seconde longueur semble mouiller copieusement, on envisage de monter au plus haut et redescendre avant la douche. Thibaud part (c’est bien pour une fois de laisser le binôme faire tout en tête!!), monte tranquillement juste à coté, pose deux broches puis continue de monter!! Merde il le fait et c’est la grosse douche glacée. Quelques mètres plus tard, il broche, semble avoir bien froid aux doigts et finit la longueur. A mon tour et j’ai bien rigoler de faire du canyoning à la montée, c’est effectivement la grosse douche. Le détail croustillant est que tout juste passé la cascade, tout le matériel sans exception gèle instantanément et c’est alourdi d’une glace croustillante que je rejoins mon équipier mort de rire au relais. cascade glace garreton

cascade glace garreton cascade glace garreton

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On ne traînera pas trop ensuite, il n’y a rien à gratter en amont à part une cascade mal formée une centaine de mètres plus loin. On passe dans la barre par un vieux chemin incongru et descendons dans les pentes raides gelées jusqu’aux affaires en bas et rentrons à la voiture, content de cette belle sortie.

Bref la glace c’est toujours aussi bon!!

stage canyon 2017

Cette année le stage perf se déroulera dans les Dolomites du Frioul à Udine du 11 au 17 septembre.

Comme les autres sessions le but sera d’apprendre pleins de nouvelles choses dans un chouette endroit. L’avantage de ce site c’est la concentration de descentes majeures sur une zone réduite.

Autre avantage l’équipement est bon à très bon sur les parcours.

L’hébergement se fera en camping, des covoiturages sont possibles et des récupérations à l’aéroport ou au train.

La route des Dolomites est assez longue mais ça en vaut la peine!!

Contact au 06 60 96 97 13

Tempus fugit

Plus de deux mois se sont déroulés depuis mon dernier articles et tant de choses se sont passées depuis. Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape a chanté IAM prend un sens particulier pour moi ces derniers temps. Chaque jour, nous nous levons tous pour accomplir le même train train, nous poussant à remettre à plus tard certaines choses qu’on devrait faire immédiatement et angoissant d’un futur qui nous semble insurmontable et qu’on surmontera malgré tout, pas le choix, le temps s’écoule inexorablement.

Que penser de cette réflexion sur le temps? Chacun posera sa réflexion, heureusement toujours différente. Peut être faut il savoir se poser, prendre le temps de ne plus en perdre, profiter de chaque instant parce qu’on a la chance de le vivre. Savourer pour ne pas avoir de regrets. Que d’énergie dépensée pour des futilités et des mésententes. Quand on voit où va le monde et qu’on a pas la possibilité de changer quoi que ce soit, peut être faudrait il commencer par pardonner, à soi même et aux autres pour construire un futur un peu meilleur?

Malgré des conditions de neige moins intéressantes que certaines années fabuleuses, on a la chance de skier à chaque jour de repos, profiter de belles lumières, de paysages superbes et de moments intenses. Quelques photos de ces dernières semaines.

tête de boucharde//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

cime de vermeil//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

belle rencontre//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

coucher de soleil depuis les lacs bessons//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

cime de l'agnel//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

tête sud des bresses//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

tête de sanguinierette//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

cime de chauffrède//embedr.flickr.com/assets/client-code.js

Beaucoup de projets se construisent cette année. Utah en avril, Balkans en juin, Balkans de nouveau en septembre. Je reviendrais sur le programme professionnel bientôt, quand au perso, vous le verrez dans les lignes de ce blog aussi.

Bonne année à toutes et à tous.

Guillaume

Gorges de Daluis en kayak

Le problème en ayant un superbe endroit à deux pas de la maison, c’est que c’est frustrant de ne pas en profiter comme il se doit. Et faut toujours faire ce qu’on a envie de faire au risque de regretter.

J’avais déjà parcouru les gorges de Daluis en randonnée, en canyon, en cascade de glace, skié sur les sommets alentours. Adolescent, je les avait parcouru en raft et même en bouée!! C’était évident qu’il restait plus que le kayak dans la liste de croix à faire.

Gorges de DaluisAvec François on y est allé fin octobre alors que le niveau était dans la tranche basse de navigabilité (3.3m3/s à la balise de Villeneuve d’Entraunes, 10 à Entrevaux). Ça gratte bien quelques cailloux de temps à autre, mais dans la gorge même c’est assez rare.

Je pourrais parler de la navigation, des contrecourants, du passage de l’effondrement ou des jeux à la con mais non. La seule chose que je veux dire c’est que c’est beau, très beau. C’est dur de regarder où aller tellement c’est plaisant de lever les yeux vers le ciel, voir ces falaises vermillon s’élever vers un ciel bleu azur parfait. Les arbres agrémentant du rouge vif des sumac ou du jaune presque fluo des peupliers en passant par des dizaines d’autres teintes. Voir les gouttelettes tomber des falaises et scintiller en croisant les rayons de soleil. Encore un peu et on aurait eu une petite brume et s’aurait été parfait…Gorges de Daluis

Bon autant s’arrêter ça va, mais utiliser ses deux mains pour une photo est plus compliqué vu que le courant est toujours présent même si faible ce jour, désolé pour les clichés qui auraient pu être dantesque aujourd’hui tellement c’était beau, mais ça je crois que vous avez compris…

A noter deux arbres en travers du courant. Un juste après le pont des Robert bien visible depuis la route, le second à la sortie des gorges après la confluence de Berthéou. On ne voit ce dernier tronc qu’au dernier moment. Méfie!!

Seconde info, avec ce débit c’est l’enfer de la gravière après les gorges, à faire avec un peu plus d’eau donc.

Gorges de Daluis Gorges de Daluis

Gorges de Daluis Gorges de Daluis

Gorges de Daluis

Canyon en Slovénie

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Ça y est j’ai enfin remis les pieds en Slovénie, la dernière fois datait d’il y presque trente ans quand même. Il s’en est passé des choses depuis. Le pays a changé et s’est ouvert sur l’Europe quand à moi j’ai grandi et me suis trouvé une passion pour le canyon, du coup le bon prétexte pour visiter ce beau pays.

Je passe donc sur les traces de mon père, passé dix ans plus tôt et qui avait fait quelques photos du livre de Caracal. La politique canyon du pays a plusieurs fois changé et j’avoue ne pas avoir compris grand chose entre ce qui est autorisé, ce qui ne l’est pas, là où il faut une autorisation, là où partir avec un pro est obligatoire…

J’ai rencontré un de mes contacts facebook sur place et on a passé une belle journée de canyon ensemble dans Fratarica et Koritnica. La veille j’avais fait Kozjack tout seul et on avait repéré en passant le Moznica qui comme on pouvait s’y attendre avait trop d’eau pour s’y aventurer!!

Quelques photos et une petite vidéo de ces canyons Slovènes.

La Koritnica

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Fratarica

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Kozjack

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Moznica

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Kayak sur la Soca

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C’est très agréable pour moi de commencer un nouveau sport. Tout simplement parce que je redécouvre les joies de l’apprentissage, de s’émerveiller de chaque nouvelle sensation et de retrouver cette petite boule au ventre quand il faut oser.

 

J’ai commencé la plupart de mes sports très tôt : la randonnée, le vélo, le canyon, l’escalade ou la spéléo sont tellement ancré que je ne me souviens plus de ces sensations. Je les ai ressenti en snowboard et en skate à l’adolescence puis plus récemment quand j’ai repris le ski. Plus proche encore ça a été la slackline même si ça reste anecdotique. Ma découverte cette année est le kayak.

J’ai bien fait un peu de canoë enfant sur l’Ardèche, le Gard ou la Cèze en famille, j’ai bien un peu fait de raft sur le Drac ou le Var, du kayak de mer en Corse, un peu de gonflable sur la rivière des roches. Mais quand j’ai reçu mon premier kayak de rivière rigide par la poste et que je l’ai déballé, je me suis quand même demandé si je faisais pas une bonne connerie.

Puis est venu la première descente bien hésitante. On m’avait donné des tonnes d’informations : se pencher sur le rocher, pagayer verticalement, gîter du bon coté, mettre la pagaie dans les vagues, tellement que je n’ai juste rien compris!! J’ai tenté de descendre sans trop me retourner et tellement tendu que j’ai fait une belle sieste derrière!!

Il a fallu un peu de temps et quelques sorties pour que je capte quelques bons réflexes qui sont globalement d’y aller en douceur et de se pencher dans les virages comme dans les sports à gravité.

Ce qui m’aura le plus aidé aura été mes sorties avec François que j’ai réussi sans difficulté à convaincre de venir galérer avec moi. Travailler ensemble des bases d’eau vive aura été très formateur pour nous deux. On aura joué dans des mouvements d’eau tout gentils mais s’aura été très pédagogique.

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L’épisode suivant se passe en Slovénie, rien que ça. L’autre inconscient que je suis commence le kayak en juin et part en road trip kayak deux mois plus tard!! J’avoue que j’avais toujours la boule au ventre en préparant le trip suite à plusieurs discussions animés avec mon équipière.

Pour moi il était clair qu’en débutant dans des sections faciles en gros étiage sur une rivière très fréquentée et en évoluant avec prudence, il était possible de naviguer à deux. Et évoluer en fonction du ressenti, step by step comme on dit.

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Dans la réalité, un mélange d’enthousiasme de navigation, de tension humaine et d’euphorie gérée intelligemment malgré tout, nous aura fait naviguer dans du classe IV/V (sur VI pour les non habitués aux cota kayak) dès le second jour. Moi qui n’avait jamais navigué dans du 3+, je suis … aux anges!!

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Bon il faut temporiser le paragraphe du dessus par un niveau d’eau très faible rendant bien plus facile la progression. Qui reste jouissive néanmoins!!

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Quel plaisir d’évoluer sur cette rivière aux eaux transparentes et fraîche encerclée de sommets aux roches blanches qui semblent inaccessibles. L’avantage de la Soca c’est qu’entre chaque rapide il y a des zones de « plat » où en cas de problème, il est possible de nager, sortir et vider son bateau avant de reprendre la suite. On aura quasiment pas eu à le faire. J’ai vraiment aimé cette sensation de lecture de rivière au fur et à mesure de la descente, s’arrêter en entrée de rapide, regarder du bateau voir même aller repérer à pied puis se lancer et y croire. c’est juste génial.

Le topo du coin disponible partout!!

Topo kayak soca

session 1 : la plupart des photos de l’article : tronçon zmuklica-cezsoca, classe II/III

Section assez facile avec de beaux passages de plats aux eaux transparentes. Quelques rapides dans des gravières qui touchaient un peu lors de notre passage

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session 2 : tronçon srpenica 1 -srpenica 2 vidéo à suivre, classe II/III

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On a commencé par cette section le second jour avant de continuer sur la suite bien plus dure. L’avantage de srpenica c’est que les difficultés vont croissantes sans jamais s’enchaîner ni être impressionnantes.

session 2 toujours on continue de trnovo 1 à trnovo 2, classe III/IV puis IV/V et on sort avant soca cataract IV/VI!!! Faut pas déconner non plus. On serait resté un peu plus, on aurait surement tenté.

Du sérieux pour nous, confortés par le franchissement aisé des rapides en classe III, on part dans les rapides en classe IV de trnovo 1 « friedofstrecke ». Arrêt au départ de chaque rapide pour chercher la bonne passe puis arrêt dans les bassins suivant.

Quand on a vu la passerelle de trnovo 2 on a décidé de continuer vu que ça le faisait bien, cette fois en débarquant afin de repérer les passages qui sont clairement plus ardu. Toujours de grandes launes pour s’arrêter ensuite. Par contre les rapides envoient bien sur ce tronçon.

Session 3 section Otona-Kobarid IV/II, j’ai adoré les longs rapides!! Les premiers rapides du matin réveillent bien avec de bons dénivelés et quelques seuils puis de longs trains de vagues entrecoupés de longs plats, miam!!