Albania canyon map

 

leckdush canyon

Premier parcours de Lekdush sup en mai 2017

 

Plusieurs explorations ont eu lieu jusqu’à maintenant en Albanie et de nombreux canyons ont été ouvert et encore beaucoup restent encore à faire. C’est devenu un peu confus parce que les informations sont sporadiques. Je vais tenter dans la carte ci-dessous de faire un résumé.

  1. Exploration spéléo années 90
  2. Exploration espagnole
  3. Exploration Franco-Albanaise mai 2017
  4. Exploration Franco-Albanaise septembre 2017
  5. Exploration Slovéno-Italo-Neo zelandaise octobre 2017

A venir

  1. Exploration Franco-Albanaise avril-mai 2018
  2. Exploration Française (EFC) mai 2018

Le but de cette page est de mettre en commun les informations disponibles, même de manière succincte afin d’éviter à de futurs explorateurs de porter le matériel d’exploration pour rien.

J’ai volontairement mis en ligne les canyons repérés non ouvert avec l’espoir d’un partage d’une journée de découverte ou au minimum d’obtenir les descriptions.

Vous pouvez améliorer cette carte, il suffit de m’envoyer un courriel avec les informations ou lien internet et je me ferais un plaisir de tout mettre en ligne au fur et à mesure.

[Balkans road trip]Montenegro, Bosnie Herzegovine et Croatie

Pour ceux qui sont abonnés, ce sera facile mais pour les lecteurs de passage : Vous êtes sur le blog/site pro d’un canyoniste qui aime voyager et rencontrer l’autre. Je raconte ici les étapes importantes d’un voyage de presque deux mois dans les Balkans. Région d’Europe si proche de chez nous et pourtant si inconnue.

Après quelques jours en Albanie, on passe la frontière Monténégrine et on a un programme assez simple. On traverse la partie côtière du pays pour rentrer chez nous travailler. Mais au passage on veut voir quelques sites touristiques qui semblent incontournables, se laissant porter par les réputations et les prospectus.

Première étapes la presqu’île de Stevi Stefan qui semblait incroyable. Elle l’était tellement qu’après deux heures de bouchons, on apprit qu’elle appartenait à une riche personne qui organisait un festival du film pour ses invités avec des peoples telles que Robert de Niro. Bref on ne verra pas cette cité vénitienne c’est pas pour les gens comme nous.
Sveti Stefan Sveti Stefan

Bien frustrés on prend le chemin de la montagne noire, mon but étant d’impressionner ma copine Julie en la faisant se réveiller dans un des plus gros paysage karstique d’Europe. L’épisode est réussi en éveillant sa curiosité sur les avens ouverts à quelques mètres du bivouac. Le reste de la matinée se déroulera de dégustation de fromage à café vue mer; du tourisme bien sympa. L’après midi on a prévu de faire le final de Skurda, canyon monténégrin descendu quelques semaines plus tôt avec François, et visiter la vieille ville. Autant la première étape sera facile autant la pression des touristes et des locaux désagréables nous poussera à reprendre la route en direction de la Croatie.
Plateau karstique du MontenegroPlateau karstique du Montenegrocanyon de skurda canyon de skurdacanyon de skurdacanyon de skurda canyon de skurda  canyon de skurda canyon de skurda 20170921_120122Plateau karstique du MontenegroPlateau karstique du MontenegroPlateau karstique du MontenegroPlateau karstique du MontenegroPlateau karstique du Montenegro

Une dernière pause avant Herceg Novi pour se jeter dans le golfe de Kotor et nous voilà à passer quelques frontières avant de rejoindre Dubrovnik.

Baie de KotorBaie de Kotor 20170920_210459

Dubrovnik, la perle de la méditerranée parait il. Ville vénitienne détruite par la guerre et reconstruite par les aides européennes, support télévisuel de la fameuse série game of throne, on s’y attend à croiser la reine Cersei à chaque coin de ruelle. Mais non ce ne sera pas ça.
Dubrovnik Dubrovnik
Dubrovnik Dubrovnik
Dubrovnik Dubrovnik

Dubrovnik c’est l’aboutissement du tourisme de masse. Jamais cette phrase n’aura autant pris sens que là bas :

Dans le Manuel de l’Antitourisme, Rodolphe Christin observe que « [l]’un des paradoxes du tourisme d’aujourd’hui est de tuer ce dont il vit, en véritable parasite mondophage. Celui-ci préfère le divertissement à la diversité ; le premier est en effet plus confortable car il ne remet rien en cause. Ainsi le touriste déclare son amour à cette planète dans ses moindres recoins, et, ce faisant, il contribue à l’épuiser impitoyablement » 

Ici plus de gamins qui jouent dans les rues, les groupes de touristes prennent la place. Ici les vieilles qui étendent leur linge se font railler par des gros porcs désagréable. Ici les filles du villages perdent leur dignité afin de prendre quelques Kuna pour une balade en bateau de Némo ou de Pirates. A aucun moment on ne voit d’habitants, on ne voit que des employés ou gérants de restaurants ou d’hôtel ou des quantités incroyables de touristes. Que sont venu chercher ces gens? Qu’ont ils trouvés? Nous on a pas trouvé ce qu’on cherchait.

Dubrovnik

Mostar est une ville meurtrie par la guerre. Ici s’est déroulé un des épisodes les plus sombres de l’histoire européenne de ces dernières décennies. Quand les conflits nationalistes ont poussés des amis à s’entre-tuer et des gens normaux à devenir des survivants. Ici l’histoire met une baffe d’une violence incroyable. En sortant de chez Sasha, notre hôte Bosniaque on voit une toiture de parking percé par un tir de mortier. Des rafales de balles sur les murs. des trous dans le sol. Un piéton passe devant un portail criblé d’impact et c’est la réalité de la vie qui saute à la gueule. Il n’y a strictement aucune différence entre un habitant de Mostar et nous et pourtant chaque regard croisé dans la rue a vu l’horreur dans sa plus dure réalité.

Mostar
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On mange au snack, on balade en ville puis on rentre. Mais il y a quelques années ces simples choses de la vie n’existaient plus. Seules existaient les lois de la guerre : survivre, protéger ses proches et espérer.

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20171020_205012 Mostar

Lendemain matin on se lève déstabilisés par ces émotions et la première chose que nous voyons sont des hordes de touristes descendant des bus et prenant en photo le pont ottoman…

Mostar
Mostar Mostar
Mostar Mostar
Mostar Mostar

Mostar

Mostar

1981 est un des graffs récurrents en ville. Il s’agit de la victoire de Mostar en football en coupe des Balkans et sa qualification en coupe d’Europe. Le moment où bosniaques et croates se battaient ensemble pour un avenir meilleur.

Mostar

Mostar

On reprend la route parce que l’échéance des vacances arrive, direction Plivice et ses lacs. L’ambiance est toujours au tourisme de masse mais l’espace est tellement grand qu’on se sent moins oppressé. Mais même sous la pluie, faire une photo sans aucune personne relève du challenge.
Plitvice lake Plitvice lake
Plitvice lake Plitvice lake
Plitvice lake Plitvice lake

Istrie
Le tourisme est important pour les populations locales, moi même je vis grâce au tourisme. Mais comment garder l’attrait de notre activité ou de notre région sans sombrer dans le parc d’attraction? La leçon pour moi aura été à Mostar : Il faut rester authentique! Il y a une part d’inconfort à quitter nos habitudes mais c’est comme ça que l’on devient un voyageur.

[Balkans road trip]Retour en Albanie

On vient de quitter Ioannina en début d’après midi, on prévoit l’après-midi pour passer la frontière et balader dans la vallée de la Vjosa. La frontière aura été épique entre le coup d’aller réveiller les Grecs qui dormaient quasiment et de parler canyon avec les douaniers Albanais curieux et amusés. Si tous les passages à la frontière étaient comme ça!
Albania/Greece border, When the Aoos become Vjosa

On se gare à côté de Leskovik pour la nuit pour faire un canyon repéré mais qui aura été ouvert par une autre équipe récemment. Ce canyon est sublime et méritera une répétition ce printemps!

Night in Albania
Leskovik canyon, Permet Leskovik canyon, Permet
Leskovik canyon, Permet Leskovik canyon, Permet
Leskovik canyon, Permet Leskovik canyon, Permet

Balade à Permet et pause chez Dona et Ben nos amis Albanais. Je suis très content de revoir mes amis, on passe la nuit chez eux. La vie est douce et on profite. On profite de la vallée avec ses petits restaurants au bord de l’eau, sources d’eau chaude et birra korça.
Permet Albturism 20171014_150922
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On visitera ensuite Gjirokaster « la grise », ville très ancienne où la vie ne semble pas avoir été perturbée par les visiteurs. C’est impressionnant et beau mais on sent que le tourisme commence à imprégner le site.
Town to Gjirokastër
Town to Gjirokastër

On bascule sur Saranda et la Riviera Albanaise. Saranda est pour moi avec ma vision du tourisme: l’endroit à fuir à tout prix. Un espèce de projet à mi-chemin entre Las Vegas et Monaco, inhabité et tout en construction. Un délire de promoteur immobilier qui a réussi à détruire une côte dont la beauté suffisait à attirer un voyageur respectueux et vertueux. Non là il s’agit juste d’attirer le pigeon riche, avide de selfie où il pourra se montrer, gras et répugnant, dans une piscine à déversement vue mer en signant des #life #onestpasbienla #luxe le tout à un prix discount parce que bien sur, être riche signifie ne pas dépenser d’argent…

Pas de photos ça n’en vaut pas la peine.

On poursuit notre route au nord et faisont une pause à Gjipe, plage encore sauvage accessible uniquement à pied, ce qui l’a protégé. Gjipe est le royaume des campeurs, des grimpeurs et des gens qui rêve d’un endroit magnifique loin de la foule. Nous on y aura exploré le canyon, déjà ouvert par les locaux qui donne un original moyen d’accès à la plage.

Vuno, Albanian riviera
Night from the Albanian beach Bunker on Albanian beach
Albanian coast Albanian coast
Gjipe canyon, Albanian coast Gjipe canyon, Albanian coast
Gjipe canyon, Albanian coast, happy to explore!! Gjipe canyon, Albanian coast

Vers le nord on découvrira Vlora, à l’image de Saranda avant de revenir visiter Berat « la blanche » et revoir nos amis de L’albania rafting.
Town of Berat Town of Berat
Town of Berat Town of Berat, Teke Becktashi
Town of Berat, Mosquée Town of Berat

On poussera doucement vers le nord avec une exploration vers Laç qui même si elle s’avérera décevante, nous fera vivre une forte aventure humaine.
Local vehicule Different use to rail

Le plus vieil olivier des Balkans, les habitants nous ont annoncé 2500 ans pour cet arbre!
Balkan's winner, the oldest oliver tree to Balkanic area (from local people) canyon close to laçcanyon close to laç, exploration

Le jour suivant, on passera la frontière monténégrine avec une envie de revenir. Le prochain voyage sera au mois de mai!!

[Balkans road trip] Montagnes de Tzoumerka

Rarement un endroit m’aura autant impressionné. Il faut dire que le contexte y était pour beaucoup mais pas que, c’est juste vraiment très beau.

Le contexte, justement. On a quitté le Péloponnèse le matin en direction de Ioannina, on mange des kilomètres d’autoroutes désertes. Autoroutes neuves aux très nombreux péages hors de prix, on sent que les dettes devront être remboursées… Et vu le prix exorbitant, les Grecs évitent l’autoroute, ce qui n’arrange rien au remboursement de la dette. Bel exemple de notre société et de ses dérives.

Julie cherche un logement en dur, cosy et typique sur internet, les kilomètres passent et le jour diminue jusqu’à ce qu’elle me dise qu’elle a le bon plan. C’est juste à côté de ioannina à Syrakko. Je regarde la carte et effectivement c’est juste à côté. Mais le GPS n’est pas d’accord et nous rajoute deux heures de routes. On comprend pas de suite que sur ce coup là il avait bel et bien raison.

On attaque une petite route, typique de celle que l’on rencontre dans le fond des Alpes de haute Provence. Un goudron rugueux, des épingles partout, suffisamment étroit pour galérer à croiser et sans pouvoir dépasser les 40km/h en ligne droite! 53 épingles et deux heures plus tard on arrive de nuit au beau milieu de nulle part, un village où personne ne vous retrouverais, s’en est angoissant!

Notre hôte vient nous chercher, et nous guide chez lui, ça semble très beau. Un raki puis il nous montre notre chambre, Juju a bien choisi c’est effectivement très beau. Pour le reste, repas et on verra bien demain ce qui se passe.

Le matin c’est LA grosse baffe en ouvrant les volets. Le paysage est immense, sublime, avec des montagnes à perte de vue, le petit déjeuner est prêt, ce sera le plus fabuleux de notre voyage, et pourtant les petits déjeuners albanais sont déjà copieux! On discute organisation et aujourd’hui on va profiter à fond de notre journée qui va être chargée.
kalarites

Je pars en camion pour aller faire le canyon de « gates of Paradise » situé pas très loin de là. Julie part en randonnée, récupère le camion et me rejoint à l’arrivée.

De là on prévoit juste de visiter les villages et y manger. Mais la suggestion de Vasilis, notre hôte, était d’emprunter les clés d’un monastère, le visiter et par une porte dérobée d’explorer la grotte qui y est cachée…

Bref on fera tout sans courir et avec le sentiment de LA journée fabuleuse et magique.

gates of paradise
gates of paradise gates of paradise
gates of paradise syrrakoTzoumerka Monastery de Kipina
Monastery de Kipina Monastery de Kipina
Monastery de Kipina Monastery de KipinaMonastery de Kipinagrotte du Monastery de Kipina
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Visite de Ioannina. Superbe ville Grecque aux inspirations d’orient. Ioannina a été la ville d’Ali Pacha. Seigneur de guerre Ottoman qui s’est retourné contre l’envahisseur en créant le royaume d’Albanie. Lors de sa défaite, le territoire sera distribué aux pays voisins victorieux. La région de Ioannina pour la Grèce, Le Kosovo pour la Serbie, Les lacs Prespa pour la Macédoine et le lac de Skodra pour le Monténégro. L’albanie ayant de fait perdu la moitié de sa superficie. C’est de cette époque là, que les minorités se sont retrouvé séparées de leur peuple, générant quelques centaines d’années plus tard une partie des conflits de la région. Mon résumé peut présenter quelques erreurs, je vous laisse vérifier tout ça. L’histoire de cette région étant encore plus riche que la notre!

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Ioannina Ioannina
Ioannina Ioannina

[Balkans road trip] Canyons du Péloponnèse

On est au bout de notre road trip à Athènes déjà un gros mois que je suis parti avec François, rejoins par Julie et Morgan. Il ne reste que Julie et moi, enfin des vacances en amoureux, il nous reste un mois pour regagner la France à près de 2500 km à faire, on compte bien profiter de tout ce temps pour découvrir de nouveaux endroits fabuleux.

Première étape de ce retour avec la visite du nord du Péloponnèse. J’ai prévu de visiter quelques canyons classiques.

Le premier d’entre eux se situe tout proche d’Athènes et n’est pas encore dans le Péloponnèse mais sur la route. Il s’agit de Milon. C’est un canyon sec vraiment jolie et bien sculpté. L’approche se déroule avec une vue sur la baie de Corinthe et ce bleu qui a donné la couleur au drapeau du pays. Sublime!

Le canyon fini sur la mer, on posera le bivouac directement au bord de l’eau, la belle vie!
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milon

milon

milon canyon, bivouac

Le second canyon sera Fonissa, qui semble vouloir dire « l’assassin ». Je comprend pas de suite parce que cette journée aura été aventureuse.

On arrive le matin depuis Milon avec quelques pauses photo sur la route. Je propose à Julie de demander au restaurant à l’arrivée de nous monter au départ en échange de manger chez lui le soir même comme les équipes font fréquemment. Julie préfère économiser et me propose de faire l’approche à pied en tentant du stop. La marche me semble longue mais on tente.

Bien sur personne ne nous prend en stop, il fait chaud et la marche est interminable. On arrive donc après presque trois heures de marche au départ de ce canyon qui en dure deux. L’ambiance entre nous n’est plus aux vacances, c’est un petit peu tendu mais pour moi le plus facile reste à faire.

Que nenni!! L’assassin signifie que le cour d’eau crée des crues soudaines pendant les orages, emportant les jeunes filles qui viendraient y marcher!! Les traces de boue se trouvent à plus de 10 mètres de haut, ce qui dans un encaissement obscur met un peu la pression. Heureusement pour nous le ciel est bleu à l’infini…

Le résultat est qu’une fine pellicule de boue est présente sur tous les rochers, rendant la progression aussi glissante qu’un canyon givré. Julie n’aime pas ça et enclenche le [mode reculons] ce qui n’aura pas l’effet de raccourcir le temps de descente bien au contraire, on explose les compteurs! fin à la nuit et bivouac sur place à l’arrivée…

La leçon à en tirer c’est qu’un taxi coûte quelques euros mais fait gagner beaucoup de temps!

fonissa

fonissa fonissa

fonissa fonissa

Le lendemain, on décolle très doucement, Julie est exténuée de la veille et on prend le temps de faire des courses et de profiter de la vie grecque. Dans l’après midi on pose le bivouac au parking de Kalithéa. Il est encore tôt et je pense faire l’amont Agios Louka tout seul histoire de gambader. Je ne sais pas si je reviendrais un jour et les bassins tout vert m’attirent. Finalement Julie se motive et on fait cette mini-descente en fin d’après-midi. C’est sublime, glacial, plein de crabes et le contrat est rempli, on revient au camion de jour pour faire sécher les affaires et profiter d’un autre bivouac vu mer.

kalithea kalithea

kalithea kalithea

Lendemain, je pars dans l’aval, Kalithéa tout seul. Il s’agit d’un des plus beau canyon de Grèce. Il coule toute l’année grâce à une belle source qui contraste avec l’ambiance presque désertique observé autour. L’eau est toujours aussi glaciale et je fais la descente à un gros rythme en regrettant de ne pas connaitre les fonds, la plupart des obstacles semblant sauter, quelquefois de belles hauteurs! Le retour par la piste dure une petite heure et permet de traverser un jardin d’Eden des cultures grecque avec un paysage élégamment modifié par l’homme durant des millénaires.

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Peloponnese vers Kalithea corynthe

corynthe

corynthe

Aussi incroyable que cela semble mais on est pressé par le timing. On a encore quelques milliers de kilomètres à faire et si on veut profiter, il faut reprendre la route donc direction Ioannina et les montagnes de Tzoumerka dans l’est de la Grèce face aux îles Ionniennes.

[Balkans road trip] Gorgopotamos

Gorgo n’est pas plus ludique que la Maglia, pas plus beau que Lodrino, pas plus sombre que Sa Fosca, pas plus aquatique que les Oules de Freissinières, pas plus aérien que le Trou de Fer, pas plus long que la Bendola ou pas plus angoissant que Gamchi, mais il est le seul à rassembler un peu de chacun de ces incontournables ce qui en fait un monstre sacré

Voilà le commentaire de Philippe lu sur descente-canyon.com, le portail français du canyonisme. Une phrase on ne peut plus exacte et qui illustre à merveille le ressenti après cette descente.

Gorgopotamos c’est loin. On avait le choix entre l’avion pour Athènes ou faire la route depuis la France. Mais avec un road trip de deux mois, c’était facile d’y faire une étape. On a joué entre deux perturbations, du coup on a appelé notre hôte Vasilis au dernier moment et programmé le canyon quelques heures avant un gros front orageux. Dans un pays où il n’y a pas de secours organisé, on rajoutait un peu d’engagement.

Le jeudi, nous nous sommes « entraînés » dans Rodokalos avec un bon rythme qui a surpris Julie, Habituée aux encadrements d’été plus bucoliques. Mignonette petite descente (le canyon) avec pleins de rappels bien équipés. Puis direction le gîte de Vasilis dans les montagnes à côté du canyon.

 

Rodokalos Rodokalos

Rodokalos Rodokalos

Rodokalos

Vasilis est un grand gaillard, du genre force de la nature. Il a construit un sublime chalet dans la forêt, des cabanes dans les arbres et vit de plusieurs travails. C’est un canyoniste local, motard voyageur. Il nous dit avoir descendu plus de 15 fois ce canyon, ce qui semble énorme au ton de sa voix. Il nous met en garde quand à la difficulté et nous demande notre expérience. J’ai beau être confiant sur la difficulté des canyons après avoir fait Gamchi, Gries, Trummel, Lutchine, Flem et autres descente glaciaires. Sur la longueur après avoir expédié la Bendola en moins de 6h, Male Vesse en  3h40, Serviera en 5h, Choprock en 2h45 ou Heaps en moins de 5… Je commence à avoir « le voyant orange » allumé. Bref on verra le lendemain. En attendant on se ressert un peu de Raki histoire de prolonger un peu la discussion.

Le lendemain pique vraiment, Debout à « très tôt », il fait nuit et il gèle. On déjeune puis enfilons les bas de combi vu que Vasilis nous dépose au départ en 4×4. La piste d’accès est déjà une aventure, dans des pistes défoncées que l’on doit réempierrer, dans une forêt angoissante avec des histoires de randonneurs bouffés par les loups qui n’ont pas l’air mythologiques. La lueur de l’aube apparaît, on marche dans la forêt vers le canyon, on finit de s’équiper et on commence directement par un saut glacial.

gorgopotamos

La thématique du jour est simple. Le premier part équiper devant seul, les deux suivants déséquipent ensembles. L’ordre des cordes est anticipé grâce à la coupe très précise de Caracal. On fait les photos quand on attend au relais ou en attendant le dernier équipier.

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Troisième ou quatrième cascade, un enchaînement d’environ 60 mètres fractionné avec plusieurs changements de trajectoire fait réaliser que le débit est beaucoup plus gros que la normale. On coince une corde bref le plan se complique. Quelques jurons plus tard et une belle dépense d’énergie, on repart avec une bonne leçon en comprenant bien l’engagement impressionnant de cette descente.

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Arrivés au départ du second grand cassé de 80 mètres. On appelle Vasilis comme convenu et il nous annonce qu’on est très rapides. Nous questionne sur le débit d’eau et nous dit que la partie finale est compliquée avec de gros mouvements d’eau à gérer.

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Finalement cette partie ne nous posera aucun problèmes à part quelques doutes sur les sauts de belles hauteurs obligatoires qui semblent tellement évidents qu’il n’y a aucun relais…

On arrive en 6h à la cascade finale, on est soulagés de ne pas avoir eu plus de cascades techniques avec ce débit.

On aurait aimé rester le soir mais François décolle d’Athènes le soir même et Morgan le lendemain. Dernier restaurant ensemble dans la mégapole grecque, épuisés mais heureux!

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