[Exploration Albanie] Krujë

Retour en Albanie avec une motivation à toute épreuve. Premier canyon visé au village de Krujë (prononcer crouille), village connu pour être le fief d’un des héros national albanais, Scanderbeg, qui a repoussé les Ottomans, plus grande armée de l’époque, avec seulement 20000 hommes. C’est ses armoiries que l’on retrouve sur le drapeau du pays, l’aigle bicéphale.

Belle aventure en arrivant de nuit vers la fin du canyon sur une piste vraiment dégradée où on a bien failli coincer le trafic.

Le canyon semble bien moins intéressant depuis la route que vu de google earth. Mais on persiste histoire de ne pas perdre la journée. On se gare au bar où les locaux nous dévisagent un peu quand même. La marche d’approche permet de contempler les immenses champs de détritus jetés dans les vallons augurant le pire.

Le superbe verrou de départ s’avère inutile et à ce stade là on pense bien marcher deux heures dans les blocs pour rien quand soudain une belle cascade s’effondre sous nos pieds là où on s’y attendait le moins.

Krujë canyon

On franchira un étroit sympa où il faudra se méfier du niveau d’eau. Un passage est vraiment beau avec un immense bloc coincé avec un chemin qui passe dessus. Et quand on ne s’y attend plus, un dernier étroit nous surprend avant la fin. Une belle surprise. Krujë canyon

Krujë canyon

Quand on parle de surprise, on ne s’attendait pas à la dernière. On cherche un chemin pour remonter en rive gauche au village qu’on trouve facilement. On arrive vite dans une oliveraie immense à l’herbe parfaitement coupée, aux arbres taillés élégamment.

Un premier groupe d’albanais nous interpelle fort, action qui chez nous mène au conflit, on se retrouve vite à boire le raki avec eux et tenter de leur expliquer ce qu’on fait là pendant qu’ils rigolent.

Second groupe d’albanais, même rencontre, un « OHH!!! » limite antipathique et on se retrouve vite à parler en anglo-italien de la vie, de la montagne, de nos pays respectifs, une rencontre touchante avec la promesse de revenir l’an prochain et partager un canyon ensemble. J’y tiens beaucoup et je me langui de retrouver Sokol pour une aventure! End of Krujë canyon, Eden garden!!

Fiche Technique

District

Krujë

Ville proche

Krujë

Accès parking

Du village prendre la direction de Burrel sur la SH38 mais c’est pas indiqué. A la sortie du village se garer à coté d’un bar en demandant l’autorisation

Accès pédestre

Suivre la route et dépasser l’encaissement, descendre ensuite par un sentier puis une piste jusqu’au départ du vallon.

30min

Descente

Trois encaissements séparés par des marches faciles avec pleins de petits sauts dans peu d’eau. Le premier encaissement n’a pas de rappel. Certaines cascades peuvent être problématique avec de l’eau sans pouvoir éviter facilement.

2h

Retour

A la sortie du dernier encaissement marcher un peu et prendre une trace évidente sur la gauche qui remonte dans une oliveraie. Remonter en direction du bar, une sente longe le pied de falaise en passant devant un téké bektashi.

1h

Cascade max

15m

Equipement

Monopoint 8 ou 10 et maillon de chaîne. Risque d’être détruit par les crues. Quelquefois bien cachés.

Environnement

Malgré les énormes décharges sur les rives, le vallon est propre avec peu de plastique. Eau claire se troublant peu. Pas de barrage.

Cotation

3/4/II

Cascades possiblement arrosées, débit consistant, contournement possible en rive droite la plupart du temps.

Navette

possible 3km

Description

 descente sympa mais pas exceptionnelle à faire en arrivant pour se familiariser avec le pays. Un des plus beaux retour de canyon que j’ai effectué.

Premier parcours

Les locaux par les rives

François Bonnet et Guillaume Coquin le 24/09/2017

Intérêt

2.7/
4

Traversée de la Slovénie au Monténégro

Seconde étape du Balkan’s trip. On est plus que deux avec François et on a une semaine avant de rejoindre nos amis albanais à Berat. On avait planifié depuis longtemps quelques jours de kayak sur la Soca en Slovénie, mais les orages de la semaine précédente ont gonflé la rivière et on en fera une demi journée tout juste à quelques 150m3/s… Le temps de se remettre de nos émotions, on balade dans les environs de Bovec mais la pluie ne nous lâche pas et on décide de partir plus au sud.

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On fait un crochet pour visiter la grotte de skocjan puis autoroute jusqu’à Plivitce qu’on ne visitera pas ce coup ci la pluie étant toujours aussi insistante. Le temps se lève au passage de la Bosnie et on parcoure les derniers kilomètres Croate sous un beau soleil ponctué de quelques arcs en ciel.

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Croatia coast Neretva delta

Croatia coast Croatia coast

Neretva delta

Arrivés au Montenegro c’est un grand soleil qui nous attend, on part donc explorer quelques canyons du topoguide de Caracal : Skurda et Globuvoski et un parcours peu connu mais sublime Merdureck.

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Skurda

Pour arriver à Kotor on longe le sublime golfe éponyme, véritable fjord méditerranéen. La ville de Kotor est agitée, énormément de touristes, de bus, de bateaux de croisière, c’est un peu l’effervescence.

L’accès se déroule sur un chemin sublime mais un peu interminable avec de nombreuses épingles au soleil. On monte très haut pour attaquer le canyon et la première partie ne nous a pas vraiment emballé. La seconde est bien plus belle avec un sentier d’accès bien balisé.

Le soir on fuit l’agitation et la tension des monténégrins pour se poser sur le sublime plateau karstique de Cetijne.

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montenegro montenegro

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canyon Skurda canyon Skurda

canyon Skurda canyon Skurda

canyon Skurda canyon Skurda

canyon Skurda canyon Skurda

Globuvoski

On traverse donc Podgorica, qui est une ville à fuir, pour remonter la Neretva. On trouve bien le canyon et comme prévu il ne coule pas. On improvise une marche d’approche en tentant de couper par les sentiers de bergers mais coup de chance on est pris en stop par les locaux. En serrant leurs mains, on réalise que deux d’entre eux n’ont plus d’index à la main droite, étrange. Arrivé à un col on tente une descente en azimut sanglier et on tombe sur une maison habitée par une vieille dame et sa fille qui nous accueillent à coup de café et autre fruits de saison, c’est une belle expérience mais chose curieuse, la mamie a elle aussi l’index coupé, étrange. La fille nous amène vers un chemin qui descend aisément jusqu’au départ. Le canyon se passe sans encombre avec quelques belles cascades moussues.

On apprendra plus tard que les doigts coupés sont l’oeuvre des mafias locales pour éviter les concurrents d’utiliser une arme à feu…

Canyon Globovuski Canyon Globovuski

Canyon Globovuski Canyon Globovuski

Canyon Globovuski

Merdureck

Juste avant de partir on tombe sur une info sur descente-canyon.com le canyon a l’air sympa, le coin aussi, on longe donc le Skadarsko jezero, un grand lac intérieur monténégro-albanais. On pose encore un beau bivouac au départ.

Le canyon ne semble pas long et pourtant il y a bien plus d’action qu’imaginé, c’est très ludique et les belle cascades ensoleillées nous régalent! Une valeur sure!

montenegro

Canyon Merdurek Canyon Merdurek

Canyon Merdurek Canyon Merdurek

Canyon Merdurek Canyon Merdurek

Canyon Merdurek montenegro

Le passage vers l’Albanie est épique. En effet le passeport de mon équipier est passé à l’eau et les douaniers refusent d’entendre quoi que ce soit. On tentera de nuit à un autre poste de douane à quelques centaines de kilomètres, avec succès, une belle frayeur et un regard dépité du second douanier… On est de retour en Albanie l’aventure continue!!

shqiperia!!

Stage perfectionnement dans les Dolomites

2017 : La sécheresse sévit depuis plusieurs mois partout en Europe. Partout? Non! Un massif montagneux résiste et arrête tous les nuages pour une semaine, déversant toute l’eau possible.

C’est bien sur cette semaine là qu’on avait prévu notre stage perfectionnement dans les Dolomites du Frioul.

Ce stage aura vu trois records :

  • Le record d’inscription
  • Le record d’annulation
  • Le record de pluie pour un stage

En effet on a failli être une douzaine et deux encadrants mais heureusement qu’on a eu 75% d’annulation : ça a fait plus de relais à équiper pour les trois persévérants.

Malgré la remarque précédente, tout ce stage a été une belle réussite. Des stagiaires sur-motivés, avides d’apprendre et d’en découdre avec la météo. Jamais l’enseignement des techniques n’aura été aussi parlant. On a pas eu besoin d’imaginer l’utilité d’un montage débrayable ou d’une main-courante rappelable vu les conditions. C’était la semaine où les techniques canyons prenaient leur sens. En plus on a fait quelques très beaux canyons. Pas de soleil, mais une émulation qui va bien!!

Tout a commencé après quelques centaines de kilomètres d’autoroute au soleil, la pluie démarre enfin au croisement d’Udine pour agrémenter cette semaine de canyon. Et tant qu’à faire il ne pleut pas pour rire, c’est des trombes qui tombent depuis dimanche en milieu de journée. Malgré tout au cours de la première éclaircie on tente un premier canyon

Pissanda

  1. Premier rappel encordé pour accéder au relais avec un beau réglage de corde.
  2. Ancre flottante et explication qu’en théorie c’est pas sensé servir mais que là il y a quand même un doute.
  3. Utilisation du débrayage quand un équipier se fait rouster sous cascade.
  4. Pas de remarque, tout se passe bien, corde bien réglée et tout.
  5. Refus d’obstacle de ma part (si, si ça arrive!!) et remontée sur corde.
  6. réchappe dans la forêt.

Malgré la motivation de certains pour continuer, on a pris la bonne décision de renoncer tant que c’était possible. On a pas mal débrieffé sur les processus de prise de décision entravés par l’éloignement ou par la difficulté de constituer une équipe. On a évoqué le processus d’aide à la décision à trois inconnus. J’avais oublié l’outil fédéral créé à cette occasion qui peu renforcer l’adage : Quand il y a un doute, il n’y a plus de doute à avoir.

La topo sur DC

Pissanda Pissanda

Pissanda Pissanda

Pissanda Pissanda

Pissanda

Jour 2 tout est en crue

Bon ben c’est vite vu, il faudrait la néoprène pour sortir de la voiture.

Jour 3 Belepeit et Lavarie

La pluie s’est arrêtée depuis la soirée précédente et le soleil est de retour à fond. On s’engage dans Belepeit qui est en top conditions. C’est d’ailleurs le seul faisable pour l’instant. On se régale au soleil et on travaille les relais fractionnés avec nœud en bout de corde, le débrayage, les mains courantes rappelables, les passages de déviation à la descente avec conversion puis à la montée. On a même une main-courante ascendante encordé à faire. Une matinée bien pédagogique.

Rio Belepeit

Rio Belepeit Rio Belepeit

Rio Belepeit Rio Belepeit

Rio Belepeit Rio Belepeit

Rio Belepeit

L’après midi on se lance dans Lavarie qui semble bien faisable. On aura droit à une superbe ambiance digne des grands canyons suisses!! On se contente juste d’appliquer les techniques et ça déroule bien. Seule la dernière cascade arrose copieusement pour finir la journée avec une motivation à toute épreuve.

Rio Lavarie

Rio Lavarie Rio Lavarie

Rio Lavarie Rio Lavarie

Rio Lavarie Rio Lavarie

Rio Lavarie Rio Lavarie

Rio Lavarie Rio Lavarie

Rio Lavarie

Cuestis

Le beau temps se maintient encore un peu, on part donc dans Cuestis qui est en super conditions. Aujourd’hui on est plus dans la réalisation et l’application irréprochable des manips. Le groupe se régale et comprend totalement l’utilité des apprentissages. Canyon grandiose, belle météo et groupe chouette, on se régale.

Rio Cuestis

Rio Cuestis Rio Cuestis

Rio Cuestis Rio Cuestis

Rio Cuestis

Favarinis et Pissanda le retour

Jour suivant, la météo tient encore. On part dans Favarinis mais une mauvaise description de l’accès nous envoie dans une pente dangereuse. Le canyon n’est pas exceptionnel mais l’équipement a le mérite de le rendre accessible avec un débit incroyable. La décrue a largement eu lieu et on gère quelques débrayables du bas avec gestion des nœuds de raboutage pour la dernière grande cascade. Qui est quand même la manip qui croque le plus de cerveau des stagiaires!

Comme il est tôt et que le groupe roule bien, on retente Pissanda qui a un peu baissé. On se fait quand même un peu chahuter mais ça le fait et on tire le dernier rappel à la nuit tombante. La différence est flagrante entre un groupe qui se connait bien et qui est calé en manip et le groupe du premier jour. Le débit n’est pas beaucoup plus faible mais la descente est fluide pour les grosses conditions du jour. L’objectif est acquis : Bravo!!

pissanda pissanda

pissanda Greg a trouvé un bunker et juste à la sortie du canyon nous voilà en mode Urbex en train de gambader dans les galeries taillées dans la falaise. Bunker Portis

Bunker Portis

Le dernier jour la pluie a repris de plus belle, on se fait une dernière bouffe ensemble et les stagiaires prennent la route du retour.

Pielungo

L’après midi le beau temps revient et avec François on tente quand même un petit canyon pour occuper la fin de journée. On part dans Piélungo qui remplit bien le contrat. Par contre la nage dans le collecteur en crue donne lieu à un bon moment d’émotion. Les stagiaires se seraient régalés dans ce collecteur, surtout Greg le kayakiste 😉

Rio Pielungo

Rio Pielungo Rio Pielungo

Rio Pielungo Rio Pielungo

Un très beau stage avec des conditions dantesques, un groupe qui tourne bien, c’était un régal (les pizzas aussi).

C’est la première fois que l’on rencontre des conditions vraiment cohérentes par rapport aux manips enseignées, on a pratiqué du grand canyonisme.

J’ai ressenti avec ce groupe (comme les précédents d’ailleurs) une évolution vraiment positive dans la manière de pratiquer. J’ai vu en fin de semaine des canyonistes responsables capables de partir dans des parcours techniques mais sachant renoncer si nécessaire.

François était il y a quelques années un de mes anciens stagiaires et est devenu un de mes équipiers les plus solides. La suite des aventures se passera ensemble , direction les pays de l’est! à suivre sur ce même blog. Il est possible de s’abonner pour suivre ces news.

L’an prochain il y aura deux stages. Un au mois de mai en Albanie et un au mois de juin dans les Alpes Maritimes. A vos agenda!! Les infos seront données principalement sur facebook 

Once upon a time : Balkans road trip

Les années se suivent, se ressemblant bien souvent, malgré de petites variations. J’aime organiser un stage canyon après la saison d’été, c’est l’occasion pour refaire de belles manips, découvrir de nouveaux parcours, pour revenir à ma pratique loisir et quitter les obligations professionnelles. Les années passées on est allé en Lombardie ou dans le Tessin par exemple. Mais ensuite je rentre chez moi et attend sagement ma saison d’hiver.

Cette saison deux stages se succédaient, un dans les Dolomites et un en Albanie, J’allais donc rouler à travers les Balkans pour enchaîner les deux stages, mais après? Devais je prendre le ferry pour rentrer ou continuer et vivre plusieurs mois dans mon camion? C’est grâce à mes équipiers que j’ai décidé de partir plus longtemps. François allait partager le début de mon voyage et ma compagne Julie le retour. Morgan nous rejoignant pour la mi chemin. Le même voyage sans amis n’aurait pas la même saveur, on ne pourrait pas partager les émotions.

Gryka e Murdarit

Il suffit ensuite de prendre une carte et de tracer la route. Sur cette route d’entourer les lieux d’intérêts et d’inscrire des points d’interrogations et se laisser porter.

En logistique c’est finalement pas si compliqué : Le matos canyon et d’escalade, des vêtements, un camping gaz et quelques couverts, un réfrigérateur qui marche pas, une douche solaire sur le toit et un lit douillet et surtout un appareil photo!

Sans compter le bordel pour les stages, cordes, mousquetons, perforateur, ancrages, le matériel pour mes amis albanais, les sacs de canyon et de fringues de mes amis, les tentes supplémentaires, il y a beaucoup moins de place d’un coup!

Je vais faire un petit résumé du voyage étape par étape sur cet article avant de revenir plus en détail sur chaque étape.

Première étape stage perfectionnement dans les Dolomites du Frioul

Départ avec François pour Gemona del Friouli où je retrouve Quentin, Gauthier et Greg mes stagiaires de la semaine. Ils voulaient du perfectionnement? La météo nous a servi avec des pluies fortes journalières! Pas un seul canyon ou une seule cascade n’étaient à prendre à la légère. Du gros débit dans quasiment tous les canyons.

Pissanda

Je regrette qu’on ai pas pu travailler les manips au sec avec du théorique avant d’appliquer en condition, mais par contre l’avantage est que c’était explicite, tout le monde a bien compris l’utilité du débrayable, du nœud en bout de corde ou de la main courante rappelable…

On a parcouru les canyons de Pissanda, Belepeit, Cuestis, Favarinis et Lavarie. Sans oublier le petit Pielungo le samedi avant de basculer en Slovénie.

Seconde étape traversée de la Slovénie au Monténégro

On avait prévu quelques jours de kayak sur la Soca mais ça s’est résumé à une courte matinée. Soca en crue à plus de 100m3 et François qui ne sentait pas le bateau de location dans de telles conditions.20170917_144030

On a visité la grotte touristique de Škocjan puis tracé la route en direction du Monténégro sous une pluie toujours battante.

Arrivé au Monténégro le beau temps est de retour, on a parcouru les canyons de Skurda, Globovuski et Merdureck. Traversée compliqué vers l’Albanie à cause du passeport de mon équipier qui a aussi fait du canyon mais avec moins de réussite.

Canyon Globovuski

Stage perfectionnement en Albanie et prospection de nouveaux canyons

Une jolie ouverture le dimanche et je rejoins mes équipiers albanais pour une semaine de stage perfectionnement avec quelques ouvertures au passage. De grands moments passés avec nos amis Albanais : Alma, Blerina, Zamo, Komi, Ali et Luto.

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Quelques beaux canyons explorés aussi sur lesquels je reviendrais plus longuement.

Harcove kanyonu A la fin du stage on reste encore quelques jours avec François à explorer le pays jusqu’à l’arrivée de Julie et Morgan par avion à Tirana.

 

 

 

 

 

Tourisme et canyon en Grèce avec la team pissaladière

Balade touristique qui commence par les lacs Ohrid et Prespa avant de passer en Grèce au lac de Kastoria puis les monastères de météora.20171003_14174120171004_165706

On fera ensuite les canyons de Rodokalos et Gorgopotamos.gorgopotamos

La semaine se finira en mode touriste encore à Athènes. Courte semaine mais intense à souhait!

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Canyons au Péloponnèse avec Juju

Prospection des canyons connus du Peloponnèse avec Julie, quelques jours en bivouac loin du monde avec des paysages extraordinaires. On fera Milon, Fonissa, Kalithea et L’amont Agios Louka. On passera pas mal de temps à longer la côte, se baigner ou boire des cafés au bord de la mer.

20171008_135529 Peloponnese vers Kalithea

Région de Ioannina et parc national de Tzoumerka

Changement de secteur avec un gros point d’interrogation que cette région de Ioannina pour nos sports de nature. On a découvert un massif sublime, des gens sympa et une grosse envie d’y retourner. J’ai parcouru le canyon de Gate of Paradise et j’ai bien envie de découvrir les autres canyons locaux, skier les sommets ou descendre le collecteur en kayak. Une région de rêve!

Monastery de Kipina kalarites

Retour en Albanie, tourisme, canyon et prendre le temps

C’est les quelques jours qui donnent envie de rester plus longtemps encore. juste flâner, balader, rencontrer et quelques canyons quand même. On est arrivé par Permet, visité Gjyrokaster, basculé sur la riviera albanaise avec ses rivages préservés et ceux ravagés par les promoteurs immobiliers. Remontée sur Berat puis Laç, Skodra.

Gjipe canyon, Albanian coast, happy to explore!! Permet Albturism

Town of Berat

On a revu nos amis Dona et Ben, bien mangé, baladé à Gjipe, constaté que les promoteurs ont attaqué là aussi leur lent travail de destruction des côtes, visité des village du nord avec un accueil aussi troublant que fort. En Albanie les rencontres sont fortes et touchantes.

Monténégro rime encore avec malaise

Difficile d’expliquer cette sensation où l’on sent qu’il vaut mieux prendre la route rapidement. On aura refait Skurda en passant, mais on se sera vite échappé. Agressivité générale ou juste comportement surprenant pour un étranger? On ressent une tension bien palpable. Sveti Stefan

Il suffit d’aller acheter un produit dans certains magasins pour être interpellé durement ou de se garer voir même simplement passer la douane. On rencontre ce cas plusieurs fois. Heureusement tous les monténégrins ne sont pas comme ça et on a rencontré quelques bergers chaleureux mais ça ne suffit pas pour compenser cette envie de fuir très vite!

La Croatie et le tourisme de masse : donne nous ton pognon et casse toi

Énorme déception que la visite de Dubrovnik ou comment le tourisme a tué la perle de l’adriatique. Je pense revenir longuement sur ce point qui est une des allégories de notre société.

Dubrovnik

Bosnie-Herzégovine et baffe émotionnelle : devoir de mémoire. 

Pas mal d’émotions dans la visite de Mostar et de ses alentours. Ne sommes nous pas en train de faire la même erreur en France avec des tensions communautaires largement nourries par du nationalisme et du radicalisme. Beau pléonasme d’ailleurs. Mostar

Comment des gens aussi gentils ont pu en arriver à s’entretuer? Quelle tristesse.

 

 

 

 

 

Croatie et tourisme de masse 2 : donner argent, t’as pas bien compris? 

On est retourné faire du tourisme classique avec un peu plus de réussite aux lacs de Plitvice mais avec un peu la sensation d’avoir explosé le budget d’un mois en trois jours.

Plitvice lake Istrie

Dolomites et couleurs d’automne, soleil rasant, il est temps de rentrer. 

Dernière ligne droite dans ces montagnes aux confins des Alpes et des Alpes dinariques. On a fait un peu de rando/via feratta aux alentours de Cortina d’Ampezzo puis fini notre voyage par un café au lac de Garde. L’italie toujours aussi belle et la vie toujours aussi douce.

Cimes des Dolomites Cimes des Dolomites

Une belle réflexion sur le rapport au sport des italiens avec un élitisme naturel. Rien n’est simple et tout se mérite. Quelle leçon!

Bilan

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Et si voyager n’était pas simplement des vacances mais surtout un moyen de grandir, d’apprendre, de découvrir l’autre? Comment devenir meilleur et essayer d’être ce qu’on aimerait voir dans ce monde?

En deux mois, j’ai rencontré beaucoup de personnes, partagé des journées de loisirs, été l’hôte de gens exceptionnels, touché du doigt l’indécence de notre « richesse » et il est dur de reprendre le rythme de tous les jours sans se poser de questions sur le sens de notre vie.

Vivre du tourisme et des loisirs comme moi pose un problème éthique énorme. Comment travailler suffisamment sans détruire le rêve que l’on propose? Comment être attractif avec un accès au milieu naturel sans dénaturer celui ci? Faut il scier la branche sur laquelle on est assis en détruisant l’essence même de notre activité, c’est à dire partager une journée dans la nature avec des amis?

Un tel voyage me conforte dans mes idées de proposer autre chose plus authentique auprès de mes clients, de nouer une vrai relation auprès de mes groupes et si un jour notre activité tombe dans le tourisme de masse, je ne suivrais plus cette voie tout simplement. Je ne pourrais pas cautionner de dénaturer la passion dans laquelle j’ai grandi.

Téléportation

Heaps canyon

Heaps canyon, Zion national parc, United states

Ce matin facebook me rappelait qu’il y a deux ans jours pour jours on était aux états-unis dans le canyon de Heaps. Depuis l’eau a coulé, j’ai eu la chance de voyager, visiter le Caucase Géorgien, retourné aux états-unis puis exploré les montagnes Albanaises.

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Badger canyon, Grand canyon, United states


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Truso valley, Ossetie, Georgia

Babos canyon

Babos canyon, gjyrokaster district Albania

Il y a pleins de contradictions en quelques lignes. Un site internet me rappelle une date bien concrète. J’ai exploré un des pays les plus riches au monde en alternant avec deux des plus pauvres. Je revendique quelquefois une société alternative basée sur la modération, mais je profite quand même complètement de nos privilèges occidentaux à grand coup d’avion ou de voiture en pur consumériste.

Les voyages forment la jeunesse dit on. C’est exactement ce qui me pousse à voir ailleurs. De toutes façons les avions voleront sans moi et le rouleau-compresseur mondial continuera à écraser la planète même si on s’y oppose de toutes nos forces. Que nous reste t’il alors? Il nous reste le choix, mais quel choix? Le choix de notre consommation, notre alimentation, notre travail, notre éthique et notre ouverture d’esprit.

Rappelons le : On a l’immense chance d’avoir le choix. Tous les humains ne naissent pas égaux…

Cet automne je repars, en camion cette fois ci, pour quelques semaines à travers l’Europe du sud-est : Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie, Monténégro, Albanie et Grèce. Je repars pas seulement pour faire du canyon et grimper de belles falaises, mais aussi croiser des locaux et partager un moment avec eux, voir des paysages nouveaux et m’émerveiller, voir notre histoire aussi, qu’elle soit antique ou récente.

Qu’est ce que je vais faire là bas? Je vais travailler certains moments. Être enseignant de canyon donne la chance de pouvoir transmettre notre savoir et d’offrir la possibilité aux pratiquants de vivre les mêmes aventures que nous, des aventures mêlées de plaisirs, de doutes et de satisfaction.

Je vais aussi former de futurs confrères à l’encadrement canyon. Des confrères qui vivent actuellement dans un des pays les plus pauvre mais où tout change très vite. Être enseignant de canyon ce n’est pas que faire des sauts, c’est aussi un levier incroyable pour sensibiliser à la nature, à l’entraide, sortir de sa zone de confort et découvrir qui nous sommes vraiment. Mes amis futurs guides auront la chance de pouvoir écrire leur histoire.

Il y a quelques temps j’ai vécu un événement tragique qui m’a profondément bouleversé. J’ai vu de près la réalité de l’injustice de notre société. Une amie m’a dit de ne pas culpabiliser mais de changer les choses que je pouvais à ma manière. J’ai l’impression d’avoir trouvé cette voie. L’avenir le dira.

Le canyonisme est une belle école de la vie.

[Exploration] Vjosa et alentours de Përmet

Seconde semaine en Albanie et on change de secteur. On est à vingt kilomètres à vol d’aigle, mais en camion c’est plutôt 4 heures qu’il faudra pour faire le tour. Même si un col existe, il n’est franchissable que pour les 4×4.

La Vjosa est une belle rivière, le dernier fleuve d’Europe libre de barrage. Elle part de Grèce et fini en Albanie. Sur ses rives de nombreuses failles ont attiré notre attention notamment la gorge de Langarice et son macro-canyon malheureusement sans obstacles et où l’eau a été dérivée pour une microcentrale.

En regardant de plus près google earth on a vu pas mal de choses en rive gauche vers Tepelene et en rive droite vers Permet.

La première option pose quelques soucis de logistique avec une très longue navette 4×4 et des canyons d’une ampleur conséquente. La seconde semble bien plus réalisable. Il aura fallu faire des choix et ce secteur demande encore pas mal d’exploration. Il y a un fort potentiel.

Babos (Lengarice)

Petit canyon affluent rive gauche des gorges de Lengarice qu’il est nécessaire de descendre ensuite. L’ensemble faisant une sympathique sortie. Le final se fait dans les sources thermales. corde max 25 mètres.

Babos canyon Babos canyon

Babos canyon Babos canyon

Babos canyon Babos canyon

Babos canyon Babos canyon

Babos canyon

Kamenckès (Frasher)

Très belle entaille qui promettait bien. Le départ très ludique dans une eau transparente et propre a créé une belle dynamique dans le groupe. Malheureusement dès le pied de la grande paroi rive droite au pied des grands rappels la gorge s’élargit et l’intérêt se perd.

On est remonté par un affluent rive droite en une grosse heure.

Kamenckès

Kamenckès Kamenckès

Kamenckès Kamenckès

Kamenckès Kamenckès

A chercher donc un retour rive droite au pied des grandes cascades (C40) en longeant le pied de falaise jusqu’au chemin des grottes, elles aussi à explorer!!

Perspectives : 

Guri i Bletës

Très bel encaissement sur la route de Kamenckès. Très pollué

Kosovë

Accès via une longue piste, 4×4 nécessaire. Surement pollué

Benjë Novoselë

Accès via une longue piste, 4×4 nécessaire, risque de manque d’eau.

Affluent Rive droite Lengarice

Parcours qui semble court juste en face de Babos

Lengarice sup

Accès???

Nemercka

Accès routier, prise d’eau au départ, gros débit potentiel.

Zhepe

Accès inconnu (sentier?), gros dénivelé!

Strembec

Cascades isolées dans un cadre impressionnant très dolomitique!

Secteur Tepelene

Canyons d’ampleurs, très longue navette sur piste, grandes verticales en rocher douteux, Fort potentiel, eau très polluée.

leckdush canyon