La tournée des classiques

Cette semaine j’avais une commande bien plaisante qui consistait à faire le tour des canyons classiques des Alpes Maritimes. Ilan était venu avec ses amis et famille pour une semaine et alternait entre randonnée en autonomie et canyons avec moi. Notre programme était Chaudan, Berthéou, Riolan, Maglia, Amen et Aiglun. Un programme bien ambitieux mené à bien malgré une belle fatigue des membres de l’équipe.

Je n’ai pas pu participer à toutes ces journées. En reprise de la marche, c’était déjà ambitieux de faire du canyon alors que j’étais sensé marcher avec une attelle quelques jours encore. J’ai donc confié deux journées à des équipiers habitués(els).

Premier jour Chaudan et Berthéou

Prise de contact avec mon groupe et découverte du canyon aquatique pour la plupart. J’ai été surpris de leur faire découvrir les sauts et toboggans. En effet en Israel les canyons sont sec à l’instar des canyons d’Utah, du Maroc ou d’Oman. Chaudan était frais comme bien souvent et l’eau bien trouble depuis les orages de cet été.

clue du chaudan clue du chaudan

deuxième canyon du jour Berthéou avec sa flopée de petits rappels. On a fini assez tard.

Vallon de Berthéou Vallon de Berthéou

Second jour Riolan

C’est Simon qui a géré cette sortie. Mon ancien stagiaire devenu guide a profité d’une eau limpide et de conditions douces pour la saison. Un superbe Riolan que peu auront savouré cette année.

Quatrième jour Maglia

La classique Française! pas pour rien quand on voit la succession de sauts, toboggans et bassins limpides.  Une belle journée encore avec les premiers nuages annonciateurs d’automne.

maglia

Sixième jour Amen

Sylvain a encadré cette journée bien sportive. Seul quelques membres du groupe y ont participés. L’intégrale d’Amen fait parti des classiques difficiles du département. A faire avec une météo parfaite.

Huitième jour Aiglun

Dernière journée dans un des plus grandiose canyon de France. L’eau était bien fraîche mais les lumières rendait l’encaissement encore plus profond. C’était agréable d’y aller après une saison chaotique où ce canyon était en crue perpétuelle.

clue d'aiglun

clue d'aiglun clue d'aiglun

clue d'aiglun

 

Et vous? Seriez vous tenté par l’aventure? 

Cette année deux familles m’ont fait confiance pour organiser une sortie en val d’Ossola et une sortie dans les alpes Maritimes décrite ici. L’organisation était similaire. On se retrouvait le matin pour faire des canyons prévus. Il faut juste participer à plusieurs jours consécutifs pour que le déplacement soit valable pour moi. Les familles s’organisaient pour le logement et le transport. Il y a plusieurs destinations où un tel voyage est possible :  France, Italie, Albanie, Grèce, Oman et pourquoi pas ailleurs. N’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressé.

Ceci est un point de vue

Aiguilles de Pelens

Prendre le temps de regarder, voir, sentir, ressentir fait partie de nos vies mais on a tendance à l’oublier.

Pourtant rien n’empêche de s’émerveiller de tout et de rien en même temps. Qu’on soit sur la route du travail, depuis la fenêtre de chez soi ou en balade, chaque prétexte est bon pour ouvrir les yeux.

Milieu de journée en canyon, un simple crapaud se repose après sa nuit de chasse. Bientôt l’hiver va venir et il ira s’enterrer jusqu’au printemps prochain.

toad in canyon

canyon du Monar

Le cadre de travail est plutôt sympa quand on est moniteur de canyon, des fois on oublie qu’on a de la chance, mais ça dure pas longtemps avant de savourer de nouveau.

canyon du Monar

Le soir après le lavage des combinaisons et les coups de téléphone vient le temps de la photographie. Les heures d’or donnent toujours de belles occasions de balader.

Var valley from my home

Promener le quatre pattes est aussi une occasion pour se rééduquer le pied post fracture. Un canal bien plat et régulier quoi de mieux?

water path near my home

Même si très vite l’envie de bartasser reprend le dessus.

first hiking for reeducation after broken leg

La tombée du jour correspond aussi à la sortie des animaux de la nuit.

Tarente, french dragon

Derniers instants des heures d’or

sunrise from my home

Il suffit de tourner la tête pour profiter de l’heure bleu maintenant.

cloud and bad weather

Puis vient le temps de poser le trépied et regarder le ciel bouger au ralenti.
night sky in France night sky in France
night sky in France

Avant un nouveau jour.

sunset from home

Autour d’un canyon : La Roudoule

La Roudoule est un sympathique canyon de la vallée du Var situé au dessus de Puget-Thenier. On y trouve quelques sauts, toboggans et rappels mais c’est surtout le voyage géologique de cette rivière qui est intéressant.

canyoning puget thenier canyon initiation tout public

La cascade du bloc coincé

En effet la Roudoule prend sa source dans les contreforts du dôme de Barrot aux alentours de 1300 par la confluence de plusieurs petites ravines. Elle coule ensuite durant une dizaine de kilomètres jusqu’à finir dans le Var en plein milieu du village. Sur sa route elle va croiser des roches bien différentes dont l’origine s’étale sur plusieurs millions d’années.

Pour observer tout ça, nul besoin de gros équipement, votre voiture ou un vélo suffisent largement. Le plus rigolo étant de découvrir ces paysages en allant pratiquer du canyoning bien sur.

Il va falloir faire une petite gymnastique mentale pour imaginer des paysages bien différents d’aujourd’hui. En effet, avec la montée des alpes, le millefeuille géologique s’est retrouvé presque perpendiculaire de l’époque de sa création.

On va commencer à Puget-Thenier, au pont qui enjambe le Var en suivant la direction d’Entrevaux, tout juste à la sortie du village. De là on peut deviner au pied des falaises blanches de la via Ferrata des demoiselles du Castagnier des roche jaunâtre arrondies dans la forêt de chêne pubescent. Il s’agit du grès d’Annot. Cette roche est assez récente géologiquement. Il y 50 millions d’année environ. Les dinosaures ont disparus il y a bien longtemps et les grands mammifères ont pris leurs places. Les alpes n’existent pas encore mais vont pas tarder à apparaître. Ce sable est issu d’avalanches sous marine qui se déposent successivement. Ces avalanches arrivent du sud et vont vers le nord, la méditerranée n’existe pas encore, on appelle cette mer l’océan alpin. Aujourd’hui on pourrai trouver des phénomènes semblables au débouché du Rhône dans la Camargue et à l’écoulement sous marin dans le canyon immergé du Rhône.

grès d'annot et calcaire nummulitique en arrière plan

En prenant la route pour la Roudoule maintenant, en sortant de Puget-Thenier on peut observer deux autres roches facilement. Il s’agit des marnes et du calcaire nummulitique. Le calcaire c’est la roche claire, blanchâtre qui crée une lame partant vers le ciel où passe la via ferrata. Les marnes sont les roches plus sombres, plus tendre qui se situent au pied de cette falaise. Ces deux roches se sont formés au même endroit : en fond de mer et successivement dans le temps. Seule une condition a changé : la profondeur de la mer.

En effet la marne est composée principalement d’argiles. Le calcaire est aussi composé d’argiles mais aussi de carbonate de calcium, aussi appelé calcite ou tout simplement le tartre de nos robinets. Pour que le carbonate de calcium se mélange à l’argile et devienne roche, il faut une pression faible.

On peut soit imaginer un climat froid avec de la glace aux pôles. Quand à la marne, la mer était plus haute, indicateur d’un climat chaud avec une fonte des pôles. Ça ne vous rappelle pas le réchauffement climatique actuel?

Soit ce sont les plaques tectoniques qui n’ont pas bougés durant un certain temps.

calcaire nummulitique

On reprend la route, on observe maintenant des strates bien régulières, on s’enfonce dans le crétacé. C’est à dire la période des dinosaures mais aussi de leur extinction. On peut imaginer sans soucis combien de changements de climat ils ont dû affronter avec les alternances de marnes et de calcaire. Jusqu’au canyon de la Roudoule on reste globalement dans le même profil.

calcaire crétacé strates de marno-calcaire

Justement la fin du canyon de la roudoule se déroule dans un calcaire plus massif et plus dur. On arrive dans la période jurassique. C’est l’apparition des premiers mammifères. Pendant un temps assez long le climat est resté stable, en témoigne la couche régulière de calcaire.

C’est dans cette roche que se sont creusés la plupart des canyons et des grottes chez nous. Pour comprendre tout ça, il faut revenir au tartre de nos robinets. Ce tartre ou carbonate de calcium s’est retrouvé séparé de l’argile par un phénomène chimique tout simple : il est soluble à l’eau. En gros l’eau mélangée aux détritus végétaux devient acide et ronge la roche au fil du temps. Les particules de carbonate de calcium restent dans l’eau selon un équilibre chimique et peuvent se déposer quand cet équilibre est rompu.

C’est ce qu’on observe une centaine de mètre plus haut avec une roche poreuse appelé travertin ou tuf. Qui est simplement dû à l’évaporation de l’eau et au dépôt du carbonate sur des végétaux. C’est la même chose pour les concrétions des grottes.

gorges de la roudoule gorges de la roudoule

travertin

On retrouve ensuite une couche de marne très sombre, partiellement cachée par la végétation puis le paysage change radicalement. En effet face à nous la roche est rouge, il s’agit des pélites du dôme de Barrot.

Juste avant la pélite on trouve une fine couche de roche blanchâtre chargée de galets. Il s’agit d’un grès, ou plus précisément d’une quartzite qui délimite la période primaire de la période secondaire. Cette transition étant caractérisée par une extinction massive d’animaux marin et l’apparition des dinosaures. C’est aussi la caractéristique de l’arrivée de la mer, les galets ayant été charriés à cette occasion.

contact permien/trias et minéralisation de sulfates de cuivre

rivière de la roudoule

pelite rouge du dome de barrot

Avant l’arrivée de la mer, il faut imaginer un milieu beaucoup plus hostile. Un rift, c’est à dire une zone de terre plus basse que la mer comme la death valley aux états unis, la Jordanie avec la mer morte ou le rift éthiopien. Il faut imaginer une chaîne de montagne très haute qui le borde d’un coté et une chaîne de volcan de l’autre. Les vestiges de cette chaîne sont le Mercantour actuel et le vestige du volcan étant le massif des Maures, la Corse et la Sardaigne tout entière, sacré volcan!!

pelite rouge du dome de barrot

Les milliers de mètres de cendres accumulées et transportés par les pluies ont donné naissance aux fameuses pélites rouge du trias. Imaginez aussi le thermalisme à ce moment là. Comme à Yellowstone mais en plus grand encore. Ces eaux chargées de minéraux ont déposé ça et là des filaments de métaux comme le cuivre, l’argent ou l’or!! En témoigne les vestiges de mines de la haute Roudoule. Il y a même un musée à visiter.

Maintenant il ne reste plus qu’à redescendre, à vélo, en voiture ou … en canyon!!

 

Si une excursion dans la Roudoule vous intéresse, contactez moi

Orage ô désespoir!

J’ai écrit il y a quelques temps un texte sur les modèles météo et leur interprétation sur le forum descente-canyon.com

Je l’intègre aussi sur mon site afin qu’il puisse être étudié.

La ligne directrice de ce texte est de se méfier des prévisions et de croiser différentes sources afin d’avoir une idée d’ensemble des conditions météo. En gros c’est pas parce que météociel dit qu’il fait beau qu’il va faire beau ou vice versa!

Je vous laisse lire ce texte.

Je lance un sujet qui a vocation de rassembler des informations concernant nos prises de décisions vis à vis de la météo. Il serait intéressant de limiter le nombre de message par participant afin de garder ce sujet lisible de tous.
A noter que les informations données ici même ne doivent pas servir à trouver des prétextes pour aller en canyon mais plutôt à renoncer ou adapter son parcours.

Me concernant. J’utilise plusieurs supports météo.

Météoblue : J’utilise deux outils qui sont le météogramme et le multimodèle.

Le météogramme permet de visualiser la couverture nuageuse et les cumuls et heures de pluies théoriques. C’est le résumé météo du lieu choisi. Je me base souvent là dessus quand les prévisions semblent évidentes
https://farm2.staticflickr.com/1889/44123405162_4816ef0602.jpgmétéogramme méteoblue amen by Guillaume Coquin, sur Flickr
Ici on voit bien que c’est couvert de Lundi soir à mardi soir avec des chances qu’il pleuve mardi une bonne partie de la journée avec des cumuls potentiels de 8mm sur la journée. Mercredi matin il devrait faire beau avant le retour des orages

Le multimodèle permet de comparer la prévision selon les différents modèles météo. Si tous les modèles s’accordent on sait que ce sera mauvais et généralement personne ne sort. Quand les modèles ne sont pas accordés, on sait qu’on sera dans une situation imprévisible avec des phénomènes locaux.
https://farm2.staticflickr.com/1873/43265566835_5fe2126e46.jpgCapture ecran meteo by Guillaume Coquin, sur Flickr
exemple : Les modèles s’accordent à dire que mercredi aprem la météo sera pourrie à la clue d’Amen. Deux modèles indiquent que le matin il peut déjà pleuvoir très fort, il n’y a donc aucune certitudes horaire. Cet outil sert à affiner la décision quand on a un doute suite au premier outils. Typiquement sur ce graphique, la météo ne sera pas stable avant vendredi et si on souhaite tenter l’aventure quand même on peut lier au troisième outils suivant.

Météociel : Avec l’utilisation des Modèles spécifiques. Je vais utiliser les modèles Arome et Arpège qui sont les modèles de météo France. GFS étant le modèle américain par exemple.
Arome est un modèle à maille fine basé sur énormément de données locales. Sur cette modélisation on voir donc les cellules orageuses prévues qui semblent pas bien méchantes.
https://farm2.staticflickr.com/1887/44123221352_865c499351.jpgCapture ecran meteo 2 by Guillaume Coquin, sur Flickr
En utilisant Arpège qui est un modèle plus global, on ne constate pas le même résultat.
https://farm2.staticflickr.com/1890/44123221292_22320a5fd9.jpgCapture meteo 3 by Guillaume Coquin, sur Flickr

Bilan : Les phénomènes locaux ne peuvent pas être prévus précisément et il faut voir plus globalement à l’échelle du massif complet.

Toujours sur météociel avec les modèles arome et arpège. J’analyse ensuite la donnée MUCAPE.

wikipédia a écrit:

L’énergie potentielle de convection disponible (EPCD) (en anglais Convective Available Potential Energy ou CAPE) est la quantité d’énergie (exprimée en joules par kilogramme, symbole : J/kg, ou l’équivalent m2/s2 rarement utilisé) qu’a une parcelle d’air plus chaude que son environnement ce qui se traduit par une poussée ascensionnelle due à la force d’Archimède. Cela se produit dès qu’on dépasse le niveau de convection libre de la masse d’air.

En gros c’est le potentiel d’explosivité des orages. Au plus les couleurs sont dans le rouge au plus les phénomènes peuvent être rapides à se mettre en place et à s’effondrer.
Sur arome on voit que le potentiel est fort sur le pays génois, la plaine et Pô et le Var
https://farm2.staticflickr.com/1874/44123221182_945bcaeb8a.jpgCapture mucape arome by Guillaume Coquin, sur Flickr
Sur Arpège par contre on constate que c’est accordé sur le Var mais que le potentiel est fort en plaine du Rhône et plus faible sur le Pô.
https://farm2.staticflickr.com/1838/44123221082_3e5bb92544.jpgCapture mucape arpege by Guillaume Coquin, sur Flickr

Bilan : Le mercredi on est sur que le risque est fort sur le département du Var aux alentours des gorges du Verdon mais que pour le reste des Alpes c’est très imprévisible. En gros la météo ne sait pas où ça va tomber.
La décision à prendre est toujours délicate dans ce cas là. Faut il partir en canyon? les septiques diront que non, les optimistes diront que oui. Les logiques diront que le matin ça craint moins et choisiront des parcours peu engagés. Les insouciants diront que la météo se trompe toujours et qu’il faut tenter Amen. Les pragmatiques verront sur place et prendront une échappatoire si ça flotte.

Les prévisions doivent servir à faire renoncer et pas forcément à s’engager!! Soyez prudents
Bon canyons à tous.

 

Pause forcée

Il aura bien fallu que ça arrive. Pourtant j’ai grimpé quelques falaises, descendu encore plus de canyons, rampé en spéléo ou glissé dans des couloirs de montagne. Mais c’est sur un petit toboggan de 2 mètres que je me suis fait mal. J’avais pourtant considéré les risques, j’étais prêt à amortir si il n’y avait pas de fond mais les jambes n’ont pas suivi et je me suis écrasé avec un crac bien reconnaissable au niveau de la cheville gauche. Bilan, fissure non déplacée du pilon antérieur du tibia. 6 semaines de pause.

Crac le tibia

Au moment où j’écris ça fait quasiment trente jours que c’est arrivé, j’ai plus mal, je recommence à poser le pied et je vais reprendre bientôt ma vie normale avec une assurance un peu moins marquée dans la marche en rivière et dans les sauts amortis. J’ai eu pas mal de temps de libre, j’ai trié quelques photos, fait quelques papiers, j’ai même avancé ma comptabilité d’entreprise, ce qui sera bien agréable au moment de rendre tout ça. J’ai pas mal réfléchi aussi. Au monde, à mon entourage, à moi même.

J’ai beaucoup réfléchi aux relations entre les humains. A mes propres conflits, aux conflits de mes proches et même à ceux dans le monde. Force est de constater que c’est pas le beau fixe et que les tensions sont partout. Pourtant on est à un moment de notre histoire où notre accès à la connaissance et notre qualité de vie n’ont jamais été aussi bon. Il suffit de voyager un peu pour réaliser qu’ailleurs la vie est moins rose et les gens plus heureux. Il me semble bien que les français soient le peuple le plus triste.

On ne changera pas le monde, on aura d’effets que sur ce que l’on entreprend. Certains trient les déchets, d’autres les ramassent, d’autres s’en foutent royalement.

J’ai eu une discussion avec un Albanais à la sortie d’un canyon qu’on venait d’ouvrir. On parlait de nos vies, si proches et pourtant si différentes. Sa positivité remettait déjà en cause ma capacité à me plaindre de ma situation de vie d’occidental. Puis il est passé devant son tekke Bektashi. Il m’a expliqué son culte et malgré le fait que les religions me gênent, je l’ai écouté. Chaque dimanche avant de manger avec leurs familles dans la montagne, ils se retrouvent dans ces petits édifices et se posent la question de ce qu’ils ont fait pour devenir meilleurs dans la semaine : Lire un livre, aider les anciens, dépanner un voisin, apprendre une langue étrangère, aider des canyonistes français perdus dans des potagers… Ils ne font pas ça pour que leur dieu les reconnaissent mais bien par ce qu’on pourrait appeler « amour » au sens large.

Alors où je veux en venir avec tout ce texte? J’ai eu un bon mois allongé sur mon canapé à pouvoir me poser des questions. J’aurais pu m’apitoyer sur mon sort et attendre que le temps passe. Mais très vite j’ai repensé à cette philosophie de vie. Et si je faisais quelque chose de mieux aujourd’hui? J’ai donc ouvert des livres et pris le temps de les étudier. J’ai trié mes photos, j’ai aidé ma copine, j’ai rangé mes papiers, j’ai appelé des amis et surtout j’ai arrêté de focaliser mon attention sur ce qui ne va pas et j’ai décidé d’agir sur ce que je peux. J’ai un problème avec quelqu’un et je lui reproche de ne pas penser comme moi? Et ben je me remet en question et j’essaye d’être irréprochable. C’est pas toujours gagné mais en tous cas je dépense de l’énergie sur la seule chose sur laquelle j’ai du pouvoir : moi même. Et si ça plait aux autres, ils pourront s’en inspirer.

Dans les livres lus, il y a « les mots sont des fenêtres ». Ce livre m’avait été conseillé par des clients en canyon alors que j’était encore stagiaire. Il s’agit de communication non violente. Constater les faits, exprimer ses besoins, écouter avec empathie sont des principes évoqués dans cet ouvrage. C’est pas super évident à comprendre et mettre en oeuvre mais je réalise que ça rejoint assez facilement mon métier. De nombreux exemples cités dans ce livre ressemblent à s’y méprendre à des phrases que j’ai pu dire à des enfants un peu crispés ou à des parents inquiets.

Ce livre explique aussi aisément l’origine des conflits interpersonnels. On exprime assez rapidement des jugements qui braquent très vite les personnes en face de nous. On peut très bien aussi exprimer un même sujet de deux manières différentes et ne pas se comprendre en fin de compte. Et si au lieu de se tendre avec les gens on tentait de les écouter?

Bon et sinon j’ai profité de ce temps libre pour faire un peu de photographie, un petit peu de kayak (et oui dans du facile, on utilise pas son pied!) et quelques balades en voiture. Voici quelques photos de ces derniers temps.

Reprise prévu du canyon professionnel WE prochain, un peu prématurée mais voulue. Reprise du canyon loisir mi-octobre avec escalade et spéléo et bientôt la saison de ski!

wild pig just before hunting time...

Var River, alpes maritimes, France Ilonse, alpes maritimes, France

Aiguilles de Pelens, alpes maritimes, France Ubaye river, Alpes de haute provence, France

Ubaye river, Alpes de haute provence, France Saint Paul sur Ubaye, France

No good for humans... Aiguilles de Pelens, alpes maritimes, France

terres noires, col des champs, France Tête de l'encombrette, France

milky way on south alps milky way on south alps

milky way on south alps Come we go explore

direction to nowhere Cime de l'Aspre, alpes maritimes, France

Cime de l'Aspre, alpes maritimes, France patous : shepherd's dog against wolves

sunrise in south France Iles de Lerins, alpes maritimes, France

Iles de Lerins, alpes maritimes, France Var River, alpes maritimes, France

Roya river, alpes maritimes France Roya river, alpes maritimes France

Roya river, alpes maritimes France

Stage canyon en Val d’Ossola

monte rosa Il y a deux ans j’accueillais une charmante famille au lac de Come pour une semaine de canyon hors norme. Deux ans plus tard, les enfants ont grandit, les adultes bien repris le sport, on se retrouve donc dans le val Ossola sur les rives du lac Majeur. Au programme les classique du coin!

 

 

 

 

 

 

Reprise dans Bianca Un canyon tout en douceur pour reprendre. Court et bien ensoleillé. La cascade de 90 mètres est en fait une succession de trois cascades avec des bassins suspendus. De quoi profiter du soleil!

Bianca
Bianca

La belle cascade d’Antolina Peu d’eau mais de beaux creusement dans Antolina. La grande cascade est sublime et ne fait même pas si peur que ça!

Antolina
Antolina Antolina

Les orridos de Uriezzo
Du canyon sans se mouiller en simple rando, on se croirait presque dans les slots américains
orrido urriezo orrido urriezo

Des toboggans dans Variola

Plus d’eau fraiche, des sauts et des toboggans à foison, on s’est régalé. Mais c’était presque trop court!
variola sup variola sup

variola sup

Des rappels techniques dans Lasino

On pensait avoir un canyon facile comme Bianca, mais c’était une belle succession de cascades arrosées assez techniques. Très beau aussi.

Lasino median

Lasino median Lasino median

Bel enchaînement de Rasiga et Variola inf

Prendre le plus beau passage de Rasiga sans les longues marches et les cascades péteuses et l’enchainer avec la partie aval de Variola par un beau sentier en 20 minutes de marche. En voilà une bonne idée!
Rasiga narrows Rasiga narrows
Variola inf Variola inf