Passage du geyser aux Oules de Freissinières

Oules de Freissinières

On fait du minitrip cet automne. On est allé en Bretagne et on a navigué l’Allier en passant. Puis on est reparti à Genova faire du canyon avec un groupe, j’encadre au RIF à Puget-Theniers et dans la foulée on laisse le camion chargé et on va dans le 05. Le plan était de faire du kayak pour faire plaisir à madame mais finalement on n’a pas eu de bonnes sensations sur l’eau alors la convaincre de faire du canyon était plus facile.

Le créneau était idéal pour les Oules et je connais le canyon par cœur alors nous voilà parti dans la vallée de Freissinières. 13 ans que je n’étais pas revenu ici après ma liste de course pour le DEJEPS où j’étais (re)venu faire ces canyons en solo juste pour m’en souvenir avant l’oral, me faire griller par un formateur et quelques critiques avant même de commencer. Je suis content que tout soit derrière quand même et même si le jeu en valait la chandelle, je n’ai pas passé les meilleures années de ma vie.

Là c’est le cœur heureux qu’on marche dans le mélézin. Julie est inquiète parce qu’il y a beaucoup d’eau (et puis c’est son état habituel) mais comme je l’ai déjà fait à 5 à l’échelle sous le pont, je ne m’inquiète pas plus du 5 du jour.

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Premier ressaut okay, premier toboggan c’est bien blanc en bas et je suis quand même surpris de faire deux trois tour avant de remonter. Second toboggan en bas c’est tout blanc, pas envie de le glisser, j’envoi Juju sur corde et elle attend sagement dans le contre courant à droite. Je la rejoins et au moment de passer sous le jet pour sortir de la vasque, je me dis qu’il n’y a pas beaucoup de marge comparé à mes souvenirs, Juju se fait un peu secouer, je commence à douter de la suite et passe en mode vigilance. Le petit saut suivant retient bien même en sautant bien à droite. Le 18 mètres qui drosse fort a un nouveau relais mieux placé et passe facilement mais pour quitter le bassin, Juju passe mal de nouveau sous le jet et se retrouve catapultée dans le drossage en face. J’avais anticipé le coup et je la tire à la corde qui était préalablement clippée à son baudrier.

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On fait le point, soit on sort, soit on continu mais on se met en mode sérieux parce qu’en fait il y a vraiment de l’eau. Il reste encore quelques échappatoires pour se décider et on s’adapte aux conditions du jour. Tout va bien jusqu’au saut dit du mélèze mais en bas c’est impressionnant, le pied de cascade pousse fort et envoi Juju dans le coin à gauche sans pouvoir sortir, j’ai pas intérêt de louper ma nage. Je réussi et lui envoi une corde, on se pose à la dernière échappatoire. Je sais que la suite est plus corde que nage et que tous les relais sont quasiment hors d’eau alors on envoi un dernier texto au cas où on reste coincé et c’est parti pour la partie la plus extraordinaire.

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A ce niveau là le geyser est impressionnant. Ce n’est pas juste une queue de cheval, c’est assourdissant. Je rassure Juju en lui disant qu’on ne prend pas tout sur la tête en bas mais c’était pas le cas et c’est l’énorme douche glacée. Le départ de la main courante est complètement sous les paquets d’eau, le vent est terrible, faut aller vite et je vois l’énergie de Julie diminuer à chaque instant. J’installe la longue main courante, elle me rejoint et je l’expédie en bas loin du vacarme des embruns.

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La suite est comme dans mes souvenirs, plus sur corde et moins dans l’eau mais quelques passages restent sérieux. On arrive à la dernière cascade et quand je dis que Nouria Newman l’a déjà passé en kayak, Juju tombe des nues.

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Finalement on reprend le sentier et en débriefant le soir autour de la bière, je réalise qu’on a fait les Oules telles qu’elles ont été racontées et pas comme elles sont habituellement pratiquées. Un des canyons les plus techniques de France qu’on a un peu relégué à un canyon normal avec les sècheresses successives

Lendemain gros coup de pas bien, fièvre et toux : COVID sa mère. jour de repos forcé. Lendemain sur la route on fait la Blache qui semble un pissaillou comparé aux Oules. Retour maison avant la prochaine balade en Slovénie ce coup-ci.

2 responses to “Oules de Freissinières”


  1. […] vivre de belles choses m’a permis d’enterrer ce passage clairement négatif. Idem pour Freissinières que je n’avais pas descendu pour les bonnes raisons. La virée sur la Soča avait été […]


  2. […] troisième mini semaine de vacances est finie après le trip Bretagne–Allier et celui des Hautes-Alpes. On rentre pour pleins de choses importantes de la vie d’adulte. Des fois je retournerais […]

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