La Suisse, particulièrement le tessin est une grande destination canyon. Nous y sommes retournés cet automne pour un stage de perfectionnement avec un très beau programme.
On a parcouru les grandes classiques mais aussi descendus de nouveaux parcours en alternant les grandes courses et les matinées pédagogiques suivies de canyons cours afin de gérer les efforts non négligeables d’une semaine complète de sport.
J’y ai retrouvé plusieurs stagiaires formés cette saison et croisé plusieurs amis qui ont servi de cobayes durant ces quelques jours.
Le gros avantage des canyons Suisse vient de leur technicité qui permet de former efficacement les stagiaires à des situations variées. J’ai tenu à organiser un stage proche de la réalité avec les contraintes de froid, de temps et d’équipement. En effet les canyons locaux sont techniques, difficiles et mal équipés avec beaucoup de monopoint. Il faut avancer sans perdre de temps, assurer sa sécurité et celle du groupe, rester pragmatique et efficace, ne pas hésiter a renforcer les points tout en respectant l’éthique locale.

Nous avons parcouru les canyons suivant:

Cresciano aval
Malvaglia intégral
Pontirone intégral
progerro intégral
Lodrino aval
Osogna intégral
Gribbiasca
Salto aval
Prialunga (retour)

Première après-midi, nous prenons la température de l’eau dans Cresciano. Bah cette année elle est froide!! Voilà que je regrette déjà ma monopièce. On évoque les premières bases de la semaine au niveau de l’équipement avec une grosse gestion des frottements, des brins réglés, des montages propres et clairs. On profite aussi pour s’amuser et envoyer quelques gros sauts. Mais force est de reconnaître qu’on est très loin de l’aisance de nos collègues de DEAP . Direction le camping où nous rejoigne des amis spéléo niçois.

cresciano

cresciano

cresciano

cresciano

cresciano

cresciano

malvaglia est le second canyon. Il a le double intérêt d’être nouveau pour tous le monde. Raison pour raisonner « à vue » sur la recherche de l’équipement et sur les stratégies de progression. L’équipement est aléatoire avec la notion d’obstacle sans corde obligatoire. Je ne cautionne pas du tout car dans certains cas l’eau transparente ne suffit pas et les désescalades tendues. On passe néanmoins une bonne journée qui se finira tard (tout est relatif) le soir au camping. Bilan : L’aval de Malvaglia est grandiose, le haut n’est franchement pas utile malgré nombre de grands sauts.

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

malvaglia

Pontirone est au programme du troisième jour. C’est le premier parcours long de la semaine avec une partie amont inconnue pour nous tous. On a tous été séduit, ce qui ne sera pas le cas de nos collègues passés deux jours plus tard. La progression se déroule dans une grande gorge sculptée dans un rocher tantôt marbré, tantôt granuleux du plus bel effet. La marches est coupée par des cascades encaissées inquiétantes et par des sauts bien plus bucoliques.

La thématique aura été l’adaptation à l’équipement qui est des plus légers dans l’amont. On a bricolé au mieux dans la plupart du temps en improvisant des mains courantes d’accès et des couplages avec les points précédents quand c’était possible. Les débrayables ont été de mise tant pour les frottements que pour gérer le niveau d’eau conséquent. On aura vu les premiers débrayables du bas obligatoires!!

L’aval est plus conventionnel avec ses sauts quelquefois osés dans un étroit somptueux.

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

pontirone

Progero est un petit canyon non loin du lac majeur. On l’a choisi car aujourd’hui des orages sont prévus. Hors de question de prendre des risques, la préparation de course aura été le point d’étude du matin. On arrive donc tard sur place rejoint par un autre stagiaire qui aura fait l’aller retour de Lyon pour deux canyons!! La marche d’approche est « efficace » et c’est sous un temps bâché qu’on effectue la descente. Ce vallon n’est pas majeur mais aura rempli sont contrat avec des cascades variées où l’équipement aura été stratégique à pas mal d’endroits. Arrivé dans la partie des palmiers, on se croirait carrément sous les tropiques. Même l’averse aura été tropicale!!! Pile poil quand une échappatoire existe entre chaque cascade!! A noter que ce vallon est très sale, carcasses d’animaux morts, égouts… On aura tous été malade juste après!!

progero

progero

progero

progero

progero

progero

progero

progero

progero

progero

progero

progero

lodrino est la sur-classique désirée du Tessin. Beaucoup de prétendants mais peu ont pu y poser leurs cordes cette année. On a de la chance (ou alors je prévois bien mon coup!!) et on peut y aller. Aujourd’hui chacun équipe, le collègue spéléo et moi aussi. On est dans une course aquatique et les temps d’attentes ont vite fait de devenir glaciaux. J’ai juste déterminé qui équipait quelle cascade afin d’optimiser l’avancement en fonction de l’aisance de chacun. On s’est juste gavé!! Rien à dire, il suffit de regarder les photos!!

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

lodrino

Des collègues de descente-canyon nous ont rejoint, on fait une belle équipe. On avait prévu de réserver l’hélico pour se faire poser au départ de Cresciano mais au moment d’appeler : lâcher de barrage!! On se replie sur Osogna intégrale à 8 avec autant de cordes. On cafouille un peu au départ puis le rythme se met en place avec des attentes un peu longues au relais mais suivi d’enchaînement de sept cascades non stop après!! Le résultat est dans la réalisation de l’intégrale dans un temps tout à fait honnête. On fera la partie finale sous le soleil histoire de profiter à fond!! La longue course et sa gestion c’est fait!!

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

osogna

On commence à être bien rousté. On est plus que 4: les niçois sont repartis, les autres font Lodrino, nous on choisi Gribbiasca pour faire des manips sur le thème des débrayables du bas. Dans le cas des frottements, ça se tient, pour le débit on aurait aimé un peu plus pour être crédible. Le problème du jour est surtout qu’il fait un froid polaire et qu’au bout d’un moment on laisse tomber et on avance. La cascade de 140 mètres est avalés facilement, les relais se trouvent aisément et sont super confort. Le début encaissé du grand cassé est de toute beauté!! Ce n’est pas le cas des trois derniers rappels bien en deça. En terme de débrayable du bas, le dernier jet aura été explicite en tous cas!!

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

gribbiasca

salto est notre dernier canyon Suisse du périple. On commence à avoir le mal du pays avec de multiples accueils froids pour ne pas dire hostile. Dur de donner des leçons parce qu’il y a des chances qu’on soit aussi désagréables en France avec nos touristes… Ceci est un autre sujet.

Retour du soleil et du chaud, on change de vallée pour faire un tour en Maggia. On décide de ne faire que le final de Salto, le haut étant réputé long et physique. On commencera au rappel du chêne. Aujourd’hui on a vu quelques manips de secours avant de partir au camping qu’on essaiera tous de ne pas avoir à utiliser (bien que le lendemain on a piégé les stagiaires. La descente est aquatique, très encaissée et se fini par une superbe cascade de 65 mètres tombant dans un bassin abyssal.

On enchaîne ensuite la moitié de la route vers chez nous en s’arrêtant à Cogoletto pour le dernier canyon.

salto

salto

²salto

salto

salto

salto

salto

salto

salto

prialunga c’est un peu la journée repos active. On fait quelque chose mais avec de l’eau douce, vue sur la mer, l’équipement de l’AIC est parfait, l’accueil à l’agritourisme excellent et l’ambiance reposante. On fini en mettant en oeuvre tout les acquis de la semaine a un rythme tranquille mais comme toujours efficace. On conclura notre stage canyon avec pizza et glace sur la plage de Varazze.

J’ai adoré voir l’évolution des stagiaires tout au long de la semaine. Les voir au final mettre en oeuvre naturellement des techniques inconnues en début de formation. J’ai beaucoup aimé aussi l’efficacité du groupe et savoir qu’on faisait les canyons largement en dessous des temps du topo, gage de confort et sécurité à mes yeux.

C’est quand et où le prochain?

Prialunga

Prialunga

Prialunga

Prialunga

Prialunga

Prialunga

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  1. Alex VDK dit :

    Super CR ! Merci Guigui pour cette semaine riche !
    Alex VDK « le spéléo à la cheville fragile » 😉

  2. Gaëlle dit :

    superbe semaine dans des canyons magnifiques, avec un groupe sympa et plein de nouvelles techniques à mettre en œuvre !

  3. François dit :

    Après avoir vue toutes ces photos ……. on veux repartir
    Merci Guillaume pour nous avoir fait partager d’aussi belles aventures, merci pour tes explications, ta pédagogie, le juste rythme pour progresser.
    Cette semaine aura changer mon approche des canyons (+ serein, + de maîtrise)

    Partant a 100% pour d’autres descentes

  4. […] Les Apennins, certains connaîtront, mais je pense que pour la plupart, il s’agit d’un nom inconnu. Tout l’opposé de la sierra de Guara, des Alpes du sud ou du Tessin. […]

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