Attention article demandant un peu de lecture sur mon blog puis sur l’article concerné via le lien ci-dessous. Il faudra ensuite réfléchir et ne pas hésiter à laisser un petit commentaire pour récolter votre avis. canyon sec nice hiver canyoning

En préparant notre futur trip en Utah je suis tombé sur un article assez surprenant parlant des variantes émergentes du
canyoning dans le sud de l’Europe et en Amérique du Nord. André Suchet, Géographie et cultures [En ligne], 75 | 2010, mis en ligne le 28 février 2013.

Je dois avouer que je suis resté relativement stupéfaits que cet article soit écrit par un chercheur du CNRS de l’université de Grenoble. S’aurait été un article du Gorafi, j’aurais de suite adhéré mais là non.

Je me demande bien sur quelles bases cet auteur s’est appuyé parce qu’il y a certaines choses qui m’échappent. Je pense pratiquer le canyon depuis un certain temps, baroudé pas mal, avoir obtenu des qualification professionnelle et une reconnaissance de mes pairs, cependant je ne sais pas ce qu’il raconte!!

Le début de l’article est relativement juste bien que certains chiffres me semblent inexacts. Mais après ça dérape carrément de notre pratique réelle quand il s’attaque au wild-boaring. Qui vous allez le découvrir consiste à descendre des canyons encombrés, buissonnants et relativement peu intéressants selon les critères habituels de l’activité. 

Quelques moments choisis :

  •  le wild-boaring semble participer à une forme nouvelle de rejet du système économique marchand au sein des pratiques de nature. Moi je n’aime pas le système donc je vais me flageller dans les ronces
  • En France, le canyoning, avec seulement 24 % de la fréquentation des sites composée de pratiquants
    indépendants, contre 67 % de clients d’une structure commerciale. On serait 9% de guides? je trouve que ça fait beaucoup
  • À plusieurs reprises, les discussions se réfèrent aux fantasmes de domination sexuelle du milieu naturel et la descente de canyon se trouve redéfinie comme un indicateur de masculinité Là c’est l’hallu!!! Les gars veulent faire l’amour aux arbres?
  • Sans que ce soit explicitement l’objectif annoncé, le wild-boaring participe à une forme d’élitisme clairement identifiable. Il ne s’agit pas d’un élitisme social, scientifique ou financier, mais plutôt d’un élitisme communautaire et phallocratique Si je peux ne pas rencontrer ces gens là ça m’arrange, je préfère rester naïf. 
  • les tenants du wild-boaring s’engagent dans des parcours extrêmement difficiles d’accès et/ou comportant des passages particulièrement délicats : canyons peu irrigués envahis par la végétation, c’est-à-dire encombrés de pierres, de ronces, de troncs d’arbres coincés au-dessus des rares vasques d’eau croupissante… La question est est-ce leurs attentes? ou un moyen d’espérer découvrir de beaux endroits?
  • puis rejoindre les voitures en bas de la vallée, constitue des moments d’exhibition, avec des mises en scène de la nudité masculine parfois caricaturales superbe, il n’y a rien à dire!!
  • l’article de l’encyclopédie Wikipédia. Wiki est un site collaboratif, pas une encyclopédie!!

Après cette incursion incroyable, l’auteur parle du clean canyoneering américain et écrit un texte beaucoup plus cohérent quand aux pratiques connues de nos voisins transatlantiques. Le début de la conclusion est assez convainquant à mes yeux mais dès l’arrivée des tableaux on retombe dans les travers précédents !!

ravin de massoinsMa version du bousing, bousage, descente de bouses. (caracal 2006)

Cette pratique là du canyon, je l’ai constaté sur dans les forums, librairie spécialisée et sur le terrain. Je la pratique et échange avec de nombreux pratiquants. En quoi elle consiste?

  1. Quand on a pratiqué les classiques locales, autrement dit les parcours standards de l’activité, on aime bien découvrir de nouveaux canyons afin de garder émerveillement de la découverte.
  2. Il arrive effectivement de se retrouver avec les ingrédients du wild-boaring (ronces etc) mais ce n’est pas ça qui nous a attiré. Il s’agit soit un parcours pour occuper quelques heures, une nouvelle « croix » à faire, ou une sortie entre amis soit l’ensemble. La conséquences pour un beau passage pouvant être un mur de ronces.
  3. Les groupes sont clairement mixtes, non phallocrates et à la place d’une exhibition rocambolesque, je constate plus fréquemment des moments de convivialités autour de spécialités régionales.
  4. En gros « bouser » consiste à faire de nouveaux canyons avec des groupes d’amis afin de passer de bons moments donc loin du wild-boaring sus-mentionné.

Conclusion : 

Les discussions éthiques autour du canyon sont relativement rares. Peut être du fait que les milieux professionnels, fédéraux et individuels se côtoient peu. Quand je trouve un article, je me régale généralement à le lire. Ce fut le cas pour celui là mais pas pour les raisons espérées. J’ai ressenti un mélange de résignation et de crise de rire. Je pense sincèrement que l’auteur de cet article n’a pas rencontré un panel de personnes suffisant pour extraire une variante émergente réelle mais uniquement quelques farfelus un peu illuminés.

Plusieurs points et analyses sont néanmoins très intéressant. Notamment la comparaison d’éthique entre les américains préservant leur wilderness et les européens colonialistes devant « signer » leur parcours d’une trace indélébile. Ou le rapport que l’on a vis à vis des espaces encore sauvages.

Si l’auteur était intéressé par un échange de point de vue je serais enchanté de contribuer à ce type d’étude. Mais uniquement s’il ressort une analyse représentative et juste de notre activité.

Hors sujet : 

Ça fait quelques temps que je n’ai rien écrit sur ce blog. Je suis pas mal pris par ma saison estivale et je rédige sur le blog dédié. Mais soyez patient, d’ici un mois certains articles mythiques risquent d’arriver… Du pays du clean canyoneering!!

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  1. francois BONNET dit :

    T’ciao Guillaume Alors j’ai pas encore tout parcouru mais je te fais part … Nez En Moins …. de mes toutes premières réflexions. (quitte à être nu …….!!!!) Mais pourquoi aller communier avec la nature en y allant avec un tas de ferraille à moteur autant y aller à pinces…. (en étant a fond dans la démarche) Alors pourquoi utiliser des cordes autant utiliser les élastiques des slips, ha non qd tu es nu tu n’as pas de slip « que je suis bête » ou autre solution, en tressant des dreadlock ??? A suivre….

    Date: Sat, 1 Aug 2015 19:45:34 +0000 To: francoisb83@live.fr

  2. francois BONNET dit :

    Blagues à part,
    Peut être autant de visions, d’envies, de découvertes, de sensations, d’émotions, d’engagements, de temps à y consacrer que de pratiquants.A chacun de rechercher et prendre ce qu’il est venu chercher (vivre et ressentir)En regardant de près, la nature demande des artifices pour la contempler, qu’on soit riverain ou pas, c’est là qu’est la beauté de la découverte des milieux hostiles à l’homme, c’est qu’elle nécessite qq moyens.
    Rien à opposer entre les acteurs, la pratique de chacun est évolutive en +, tout en maîtrisant les risques par rapports à ses propres acquis sans mettre personne en danger et ce en toute responsabilité (équipiers, voir secouriste, pour des sites non identifiés).
    Il manque dans la réflexion un aspect primordial, ce qui pousse chacun à la découverte « du milieu » le minéral, le végétal et la faune.
    !!!!!! BOUSER par idéologie ……!!!! 😩 Ce n’est peut être pas la même discipline
    Date: Sat, 1 Aug 2015 19:45:34 +0000
    To: francoisb83@live.fr

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