
légendaire, mythique, terrifiant, extrème, exceptionnel, les qualificatifs sur cette descente ne manquait pas, c’est vrai qu’un canyon alimenté par un glacier actif encore imposant qui deverse des mètres cube d’eau au moindre rechauffement, ça fait flipper, surtout qu’au sein même de l’étroit, tout engage vers une souricière qui laisserait peu de chance au canyonneur imprudent.
les conditions requisent pour cette descente sont extrème, il faut qu’il gèle le matin pour stabiliser le glacier, idem pour la journée, un peu de fraicheur ne fait pas de mal. d’habitude les conditions sont réunies fin novembre et la descente se fait entre les stalactites de glace. mais comme on est joueur, on a voulu tenter en septembre, surtout qu’il y a de faibles gelées le matin depuis une semaine…
donc ce samedi matin on se retrouve une bonne équipe à l’arrivée de la descente, jerem mon binome, jeff dit le troll, ced, kevin le crach testeur, serge, arnaud, micka le discret et moi. les filles resteront à la voiture, trop froid et un peu trop technique pour ma chérie
la marche d’approche se fait au frais, il a gelé et même neigé la veille pour parer la cime de la meije de ses plus beaux atours. on vois bien les monstres de glace au dessus de nos têtes et il faut avouer que c’est inquiétant
tout notre équipe préparée pour le grand froid, 2 voir 3 combies pour certains, kway pour d’autres, c’est la première sortie au frais, faut tester le nouveau matos.
quelques mètres après le départ les hostilités commencent et annoncent de suite la couleur, on va se faire rincer copieusement.
la fameuse souricière de la meije, les enchainements sont tellement continus qu’il n’y a pas de pause ni de répit possible, il faut avancer. le bruit est énorme, les embruns glaciaux, les bouillons puissants, mais on est venu pour ça à la base.
les obstacles deviennent de plus en plus techniques au fur et à mesure de l’avancement, mais néanmoins les crues ont chariées des tonnes de gravats qui ont remplis beaucoup de bassins. la difficulté est moindre et du coup on reste un peu sur notre faim tellement on s’était attendu à de l’extrème.
petit passage sous terre pour la marmitte souterainne… enfin marmitte sous 5 mètres de gravats!!!
les cascades sont très originales avec des cheminements du même genre. il n’y a pas photo qu’avec du fond en bas des bassins, ça ne doit pas être la même chose!!!
passage du soupirail par micka, la meije c’est des formes étonnantes!!!
jerem dans la fameuse C24 aux jets tournants, il va faloir traverser un mur d’eau d’une bonne puissance, mais bon pareil, ça ne se fait pas mal du tout.
un des passages qui nous avait le plus marqué avait été le lave vaisselle, et ben en vrai c’est tout petit et moins tendu que ce qu’on imaginait!! dans notre imaginaire c’était litteralement un siphon de lavabo géant, en fait c’est surtout esthétique et loin d’être dur.
certains bassins ne sont pas engravés et deviennent vite techniques, ça remet un peu de piment!!
ça y est un des dernier point clé de ce canyon, la machine à laver. elle ne démérite pas et personne n’a envie de s’y jeter dedans tellement les remous sont puissant, ça a été la seule vrai difficulté du canyon.
on imagine bien la puissance des remous à cet endroit, le canyon est bien équipé et ça ne pose en fait qu’un problème de manipulation de corde qui n’est pas évidente pour tout le monde.
quelques vasques bien creusée nous permettent de sauter un peu et de rendre un peu moins rigide ce canyon.
on s’approche de la fin, encore quelques cascades à gerer.
ça y est on arrive à la fin et c’est un peu le gichet de l’ANPE au dernier relais, malheureusement cette dernière cascade a failli tourner au drame. une mauvaise manip faites avec la corde et son sac par l’équipeur. notre troll se fait surprendre au passage suivant, d’en haut rien ne laissait penser qu’il y a avait un problème, et en bas l’équipier déjà passé a relaché trop vite sa vigilance. mais bon tout est bien qui fini bien quand même, notre raleur a tenu le coup et le canyon se finit bien. mais ça fait méditer sur l’engagement que doivent prendre tous les équipiers lors d’une descente
le casse croute au soleil… ça fait du bien de se rechauffer enfin!!
pour plus d’infos : topo, vidéos et photos disponibles sur le site d’altisud

















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