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Il y a un an je testais pour la première fois la combinaison sèche en canyon et j’en était enchanté. Mais qu’en est il un an après? Voici point par point mon avis sur ce matériel nouveau pour notre activité.

Ma combinaison actuelle est une NRS inversion. C’est un tissu respirant appelé triton qui la compose. Les différentes parties sont cousues puis collés. Au niveau du coup et des mains ce sont des manchons latex qui assurent l’étanchéité et au niveau des pieds ce sont des chaussettes latex. Il y a deux fermetures éclairs une pour enfiler la combi et une pour les besoins urgents

Agrément

L’essayer c’est l’adopter, le confort est tel que malgré le prix je re-franchirais certainement le cap. La sensation d’être dans l’élément liquide mais sans sentir la coulée froide dans le cou. La sensation de ne pas se refroidir dans les embruns, la liberté de mouvement… Les mêmes atouts que vu lors du précédent article, mais en confirmé!!

Le coté étrange et plaisant, c’est que même dans des situations peu aquatique on n’est pas vraiment gêné. On garde cette sensation d’être habillé chaudement sans subir pour autant.

Quelle utilité

Quand il fait froid, quand on a pas envie de remettre la combi mouillée, quand on doit attendre longtemps, quand c’est croupi, quand il y a des embruns, bref toutes les conditions où d’habitude on a pas envie, avec une combinaison sèche, c’est une formalité!!!

les limites

L’eau vive est sa grande limite, comparé à de la néoprène, le tissu ne « file » pas dans l’eau et traverser un collecteur peut vite s’avérer complexe, tout comme nager vite.

Il vaut mieux aussi éviter de perdre son appareil photo dans un bassin au risque de ne jamais arriver à aller le chercher. La coulée étant impossible!!

Vieillissement

C’est là que le bat blesse. Le vieillissement est très mauvais pour notre activité. Une cinquantaine de canyons et ça prend l’eau dans tous les sens!! Il faut dire que je n’ai pas été tendre avec et que je n’avais aucun recul sur le comportement à adopter.

Je pensais que le tissu aller s’user par le frottement avec les rochers, c’est pas là que ça c’est le plus abîmé. La principale usure a été un délaminage  du tissu à certains endroits. Pour tenter de les citer : l’entrejambe, l’intérieur des jambes au niveau des cuisse sont les plus atteints.

Le symptôme est bien sur une entré d’eau diffuse mais bien réelle. De quoi se retrouver avec les pieds qui baignent au bout de quelques heures.

Un autre problème très similaire a été causé au niveau du baudrier. Les boucles métalliques ont attaqués le tissu en des points précis et la sangle du baudrier a délaminé d’une manière plus globale le tissu

Il semble que ce problème se retrouve aussi chez d’autres fabriquants comme vade-retro

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L’usure externe du tissu est aussi bien réelle. Elle se retrouve évidement au niveau des coudes, de l’extérieur des jambes et comme sur la photo au niveau des points dur des protections de fermetures éclairs.

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Pour le vieillissement du latex, il semble que ma combinaison ai vieilli prématurément malgré un stockage dans les règles. Dès réception j’ai constaté de petites craquelures qui ont malheureusement vieilli avec le temps. Il semble que cette combinaison se soit séjourné derrière une vitrine…

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entretien et réparation

L’entretien fait moins peur qu’il n’y parait, bien faire sécher la combi à l’ombre et au frais. Graisser les fermetures et entretenir le latex semblent être suffisant.

Une fois le mal fait par contre, j’ai du un peu chercher sur internet quelques astuces que je vous fait partager.

Pour les craquelures du latex, je les ai réparé avec du shoe mend, bref la colle qui remplace la shoe glue. L’aquasure semble être bien plus efficace sur le long terme mais avec une prise plus lente et un prix plus élevé  Il est possible de faire un patch sur de véritables déchirures et que ça tienne, donc à avoir avec soi, une demi journée après on peut reprendre l’activité.

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Pour les prises d’eau diverses, j’ai rempli la combinaison d’une dizaine de litres d’eau et cherché les fuites. Une fois marquée, j’ai étalé de l’aquasure dessus et laissé séché 24 heures. J’en ai profité pour en mettre aux autres endroits susceptibles de fuir. Il faut plusieurs jours pour faire les 4 membres.

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Comme cité plus haut, les plus grosses fuites ont été causé par le baudrier, il est donc logique de retrouver une tartine d’aquasure à cet endroit

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J’ai changé les manchons et chaussettes latex abîmés. C’est pas super dur si on est bricoleur, on trouve quelques tutos sur le net. Pour ma part, vu que les manchons étaient cousus/collé, j’ai du tout enlever et effectuer le collage directement sur le tissu. Il faut une heure par élément mais plusieurs heures de séchage, ce qui empêche de tout faire dans la même journée. Le résultat est propre et efficace. Il m’inspire plus que le montage d’origine!!!

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stockage et précautions

Garder la combi au frais loin du soleil semble être une logique pure. Graisser les fermetures et entretenir le latex est logique aussi.

Pour l’utilisation, j’ai acheté une surcombinaison spéléo. C’est un élément à transporter en plus, mais pas bien lourd et qui peut servir pour d’autres occasion. Ça me semble aujourd’hui indispensable tant que les combinaisons étanches n’auront pas évoluées pour le canyon.

développement

Il ne faudrait pas grand chose pour que les combinaisons étanches deviennent classique pour la pratique du canyon en dehors de l’été. Il faudrait que le prix baisse un peu et que la fiabilité augmente.

Il semble important de garder des tissus respirant mais il faut les alterner avec des tissus bien plus solide aux endroits fragiles comme ceux cités dessus. Je pense qu’il peut être utile de déplacer certaines coutures des zones de frottements pour les même raisons.

Peut être sera t’il possible d’alterner des parties néoprène avec les parties de tissus fin de plaquer la combinaison contre la peau pour faciliter la nage en eau vive tout en gardant la liberté de mouvement.

Que feront les fabriquants d’ici quelques années? Mystère.

conclusion

La combinaison étanche pour le canyon est un outil très intéressant pour le canyonisme d’aujourd’hui et de demain mais les fabriquants devront se pencher très rapidement sur la fiabilité avant que les utilisateurs ne soient déçu de leurs investissements.

Ça ouvre des perspectives très intéressantes sur une pratique annuelle de l’activité sans contrainte de froid. Il y a un gain sur la sécurité non négligeable non plus.

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  1. […] noter qu’on a tenté un test matos. Sous-combi polaire, combinaison étanche puis sur-combi spéléo. Le test a été concluant. Sec à la sortie des siphons malgré […]

  2. […] le plus gros constat de ces deux ans. Au bout d’une trentaine de canyon, ma combinaison prenait l’humidité. Après une cinquantaine de sorties je la recouvrais partiellement d’aquasure pour […]

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