A l’heure du réchauffement climatique, la question de la mobilité est clairement présente. Chaque fois qu’on prend l’avion ou la voiture, on émet du CO² qui réchauffe la planète. Dans la pratique des sports de nature, le problème existe aussi avec deux chapelles et une infinité de variables entre chacune.
- Les uns prônent l’usage du vélo, du train, du bus pour accéder aux sites de pratique. Globalement vertueux mais limité aux chanceux qui sont proches et bien desservis. Aidés du temps et du courage.
- Les autres prenant la voiture pour faire 2000 kilomètres chaque week-end afin d’assouvir leur quête de canyons à gros débit ou pour ajouter une croix à leur palmarès.
Une troisième voix s’entend avec une redécouverte de son « jardin » pour limiter les kilomètres et de temps en temps aller plus loin et y rester plus longtemps. On suit globalement cette voie même si ce n’est pas la plus radicale. Cette idée se confronte assez vite à la réalité du terrain en France. Les urbains envahissent les territoires ruraux proches de chez eux, accessibles en train ou en bus ou en covoiturant. La réponse française à tout ça étant de réglementer et d’interdire à tout va, au point que savoir ce qu’on a le droit de faire est devenu illisible et que l’initiative réglementaire devient vite contreproductive.
Après cette longue introduction, on est allé faire la partie aval du ravin Saint-Jean. C’est proche de la maison, on connait déjà très bien, alors l’idée d’y aller de nuit permet de redécouvrir ce jolie petit canyon plutôt bien équipé en mode « rivière souterraine » sans avoir besoin de traverser l’Europe pour cette belle activité. En cette fin d’été, il fait encore bien chaud et on s’équipe léger en 3mm. Peut-être qu’un peu plus épais aurait été bien en fait. On baptise nos éclairages : ma fidèle Scurion est monté sur son troisième casque et Julie inaugure sa Stoots rose toute neuve.
On ne verra pas la lumière issue de la Stoots bien longtemps, elle se prendra dans une bretelle de sac et volera sur un cailloux dès le départ. Batterie grillée après 5 minutes d’éclairage. Heureusement le SAV a été efficace sinon ça serait un peu abusé. Leçon : fixez la lampe au bandeau avec une cordelette…
On continu sur la lampe de secours et l’idée de faire cette descente de nuit est quand même bien agréable. Les rappels s’enchainent sans discontinuer au point qu’une petite heure après on est déjà dans la Galange. On remonte en rive droite jusqu’à la piste d’accès par quelques pas exposés et retour à, la maison dans la foulée.
L’idée de revisiter un canyon de nuit, voir de s’y arrêter pour dormir créé une possibilité super agréable, à moindre frais pour une micro-aventure à côté de chez soi. Bien-sûr, celui qui habite en ville n’aura pas la même facilité, quoiqu’une marche en forêt et un bivouac improvisé fonctionne dans le moindre carré de nature.
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